UMP : LE BILAN DU SARKOZYSME VERS LE DÉPÔT

 

 

Ah, c’était le bon temps !

 

C’est sans doute que les adhérents de l’UMP, en tout cas ceux qui sont loin d’être des Béotiens et ont quelques années d’appartenance au parti de droite française doivent penser en regardant, avec nostalgie, les yeux embués de larmes, l’époque où leurs champions étaient au pouvoir, de 2002 à 2012.

 

C’était le bon temps, celui de la décentralisation Raffarin, celui de l’état d’urgence, celui du « travailler plus pour gagner plus », celui de la privatisation de Gaz de France, celui des suicides à France Telecom, celui de la chasse aux sans papiers, celui des expulsions de Roms, celui des donations exonérées d’impôt jusqu’à 300 000 euros, celui du bas de laine du pépé transmis aux petits enfants, celui où n’importe quel Ministre pouvait user et abuser des avions de l’Etat pour aller mener une campagne électorale !

 

C’était le bon temps, et les lendemains chantaient, avec un parti fort d’une pléthore de parlementaires tous plus « godillots » les uns que les autres, un Président de la République qui, après avoir poursuivi sans pitié la délinquance de la « racaille de banlieue », avait une idée nouvelle par jour, menant soixante réformes en même temps, un coup pour un tel, tel coup pour tel autre…

 

L’argent coulait à flots, les Universités d’été du mouvement étaient l’occasion de jeux de mots d’une grande finesse sur les mérites comparés des Auvergnats et des autres, le MEDEF souriait , peinard, tranquille, et les travailleurs de Continental, pour ne pas gâcher la fête, étaient à peine autorisés à arroser d’oeufs pourris les dirigeants de leur entreprise leur en annonçant la prochaine fermeture. Continuer la lecture de UMP : LE BILAN DU SARKOZYSME VERS LE DÉPÔT

ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES !

Le 2 mai dernier, un certain nombre d’électeurs britanniques (et en l’espèce, quasi exclusivement Anglais) étaient invités à se rendre aux urnes pour élire leurs « councils », équivalent local de nos conseils généraux, dans trente quatre districts.

 

Ces councils réunissent des élus sauce anglaise, c’est à dire selon le principe « first past to post » (FPTP), mode de scrutin majoritaire à un tour où le candidat obtenant le plus grand nombre de voix est déclaré élu.

 

Au plan des compétences, les councils se rapprochent fortement des compétences de nos départements métropolitains, s’occupant des routes principales, de questions de santé, d’équipements culturels, des services d’incendie et de secours, de la collecte, du traitement et du recyclage des ordures ménagères entre autres domaines. Continuer la lecture de ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES !

ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES (suite 1…)

Les Tories gardent la majorité dans les comtés proches de Londres comme le Buckinghamshire, avec 36 sièges sur 49 (- 6 tout de même), l’UKIP avec 6 élus (au lieu de zéro), le Labour et les indépendants (1 chacun) progressant notamment aux dépens des LibDems (5 sièges, – 2).

Ce fief conservateur a peu voté (30,3%) et soutenu encore nettement les Tories (41 % des voix), loin devant l’UKIP (27%), les LibDems (14,9%) et le Labour (11,5%).

Les Tories avaient dépassé les 49 % lors du précédent scrutin. Continuer la lecture de ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES (suite 1…)