PATRIMOINE DES CANDIDATS : DEVINEZ QUI PEUT NOUS RACONTER N’IMPORTE QUOI …

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a publié, sur son site, les déclarations de patrimoine des candidats à l’élection présidentielle du 23 avril prochain.

Le moins que l’on puisse dire est que la valeur des patrimoines respectifs des uns et des autres est pour le moins fort indicative de certaines situations.

Dans l’ordre des candidats retenus par le Conseil Constitutionnel, c’est Nicolas Dupont Aignan qui a déposé la première déclaration.

Sa déclaration est marquée par un souci d’exactitude.

Son appartement parisien, constitutif selon toutes vraisemblances de sa résidence principale, vaut, selon NDA, 1,3 million d’euros, pour 105 mètres carrés habitables (manifestement un logement situé dans un quartier plutôt aisé), pour une valeur initiale, en 1999, d’environ
420 000 euros.

Nicolas Dupont Aignan est également propriétaire d’une maison dans l’Essonne (on peut supposer qu’il s’agit de sa résidence à Yerres, sa ville d’élection), offrant 80 mètres carrés de surface habitable pour une valeur vénale estimée à 255 000 euros.

Il a également reçu en donation deux petits appartements parisiens de 38 et 25 mètres carrés (le modèle grand studio aménageable typique de certains produits d’investissement immobilier) pour des valeurs vénales respectives de 162 000 et 198 000 euros.

Trois autres locaux, d’une valeur vénale globale de 414 000 euros participent du patrimoine immobilier du candidat de Debout La France, celui ci s’élevant au total à 970 000 euros en version ISF pour la résidence principale et à 1 029 000 euros pour les autres biens.

Normalement, le député essonnien est soumis à cet impôt.

Ses comptes bancaires ne sont cependant pas dans une forme olympique, d’autant qu’il attend un prêt d’environ 250 000 euros du Crédit coopératif et il est également en présence d’un passif représentatif de l’encours de plusieurs prêts, s’élevant à 128 588 euros environ.

En tout cas, Nicolas Dupont Aignan n’est pas porté aux investissements mobiliers…

Dans le cas numéro 2, on se retrouve avec la déclaration de Marine Le Pen, constituée en grande partie d’immobilier.

D’une part, d’une maison reçue en donation dans le Morbihan (en l’occurrence, apparemment, celle de la Trinité sur Mer), pour une superficie de 120 mètres carrés habitables et une valeur vénale de
67 852 euros pour la quote part dévolue à Marion dite Marine Le Pen.

Ce qui situerait le bien à une valeur de 238 000 euros environ.

Il y a ensuite Montretout et donc, le logement à Saint Cloud, constitué de 382 mètres carrés habitables, pour une valeur de 194 861 euros, sur la quote part de la candidate, et une valeur vénale estimée, tout de même, à plus de 950 000 euros pour l’ensemble des parties prenantes.

(De fait, les différents membres de la famille Le Pen).

Nous avons ensuite deux SCI propriétaires d’une partie de Montretout (en l’espèce 633 mètres carrés de surface habitable) et d’un logement situé dans les Pyrénées Orientales, probablement détenu en co propriété avec Louis Aliot, son compagnon.

Le bien en SCI sur Montretout est estimé à 312 500 euros pour la quote part Marine Le Pen, une quote part ne représentant que le huitième de la valeur du bien détenu, soit un total de 2,5 millions d’euros, tandis que la propriété catalane, détenue à 50 % par la candidate, est estimée à 36 619 euros, soit 73 238 euros en valeur vénale totale.

Comme on a le sens de la famille chez Le Pen, peu de biens mobiliers.

Et des comptes bancaires étonnants avec un compte HSBC doté d’un peu plus de 5 200 euros, probablement ouvert pour la perception des indemnités de députée européenne.

Le compte joint Société Générale est provisionné d’environ 1 000 euros à la date de déclaration, divisé par deux (on se demande bien pourquoi) par l’intéressée.

Plus intéressant est le second compte Société Générale, véritable compte de campagne doté de 3 623 134 euros, dont 3 610 000 euros imputables au prêt accordé à Marine Le Pen par la …COTELEC pour l’élection présidentielle.

La COTELEC, pour ceux qui ne le sauraient pas, n’est rien d’autre que l’association de financement dirigée de manière exclusive par Jean Marie Le Pen et qui a, dans le passé, recueilli le produit du financement public du Front National.

Une COTELEC qui se trouve en tout cas particulièrement « arrangeante » puisque si l’on trouve la contrepartie des 3 610 000 euros indiqués sur le compte SG, on découvre au passif de Marine Le Pen un autre prêt d’un montant restant dû de 1 805 000 euros, également souscrit auprès de « l’association » et remboursable à échéance de février 2018.

C’est à dire une fois que les comptes de campagne de la candidate auront été validés et le remboursement public effectué.

Ce qui semble par contre évident, c’est que cet emprunt a d’ores et déjà été consommé puisqu’il figurerait, sinon, en contrepartie, au « compte de campagne ».

Ceci dit, pour rire un peu, on se dira que si les actifs bruts de Marine Le Pen se montent à un peu plus de 4 millions d’euros, elle présente un actif net négatif de près d’1,2 million d’euros, dont elle escompte qu’il lui sera épongé par le financement public au plus grand bénéfice de son père….

Je me demande ceci dit pourquoi elle ne chante pas encore dans les rues, vu la situation…

Dans le cas d’Emmanuel Macron, marié sous le régime de la communauté, faisons d’entrée la remarque qu’il ne dispose d’aucun bien immobilier en propre.

Une situation tout de même assez exceptionnelle, avouons le, pour un ancien Inspecteur des Finances, et ancien associé Gérant d’une grande banque d’affaires.

On en comprendrait mieux pourquoi, dès lors, l’intéressé souhaite réduire l’ISF à la taxation des biens immobiliers !

Car Emmanuel Macron est détenteur de plusieurs formules d’instruments financiers.

Passons sur les 730 euros d’actions du Crédit Mutuel, pour insister plutôt sur les 61 516 euros de parts d’un fonds de placement dans les PME avant de constater l’existence d’un compte titres chez Rothschild (4 608,95 euros), d’un PEA dans la même banque
(4 531,09 euros), d’un autre compte titres au Crédit Mutuel
(1 874,45 euros), et d’un compte PEA dans la même banque
(54 611,45 euros).

Le Crédit Mutuel attire le candidat d’En Marche, qui y a ouvert en 2011 un contrat d’assurance vie dont la valeur est aujourd’hui de
91 954,82 euros.

Il ne rechigne pas à y souscrire des livrets défiscalisés pour un montant atteignant, entre Livret A, LDD, compte et plan épargne logement, un total de 62 273 euros pour lui même et, apparemment, 58 494,74 euros pour son épouse.

Le compte bancaire courant est à découvert pour 4 590,92 euros.

Ce qui lui donne une position nette proche de 336 000 euros entre placements et disponibilités.

Emmanuel Macron dispose également d’une créance sur les Editions XO pour les droits d’auteur de son livre « Révolution », pour un montant de 274 141,42 euros et porte deux passifs, l’un de 246 837,44 euros pour un bien immobilier et l’autre, de 53 652,97 euros pour sa démission de l’Inspection Générale des Finances.

Pour le solde, notons qu’avec un actif net aux alentours de 300 000 euros, il est encore loin d’être sur la paille et assez loin, aussi, de la situation patrimoniale moyenne des Français.

Benoît Hamon, de ce point de vue, est plus proche de la situation moyenne.
Le candidat socialiste dispose en effet d’un logement situé à Issy Les Moulineaux dont la valeur est par lui estimée à 700 000 euros (il vient de l’acquérir, ceci dit), ce qui semble en ligne avec l’état du marché.

Il possède aussi un appartement situé en Bretagne d’une valeur de 112 000 euros en 2006 réévaluée à 121 000 euros aujourd’hui.

On se situe, là aussi, dans la norme.

Benoît Hamon dispose également de comptes d’épargne et de comptes bancaires au Crédit Lyonnais comme à la Société Générale, pour un montant global de 2 435,18 euros en épargne et 12 766,89 euros en compte à vue.

Il est également titulaire de 61 067 euros de cotisations versées au fonds de pension des députés européens.

Ce qui situe l’ensemble de ses actifs à 897 269,07 euros.

Mais il convient d’en déduire les dettes souscrites pour les biens immobiliers, pour un montant de 598 383 euros.

Au bout de vingt ans de carrière politique, on ne peut pas considérer que Benoît Hamon se soit particulièrement enrichi.

Nathalie Arthaud guère plus, pour le coup…

La candidate de Lutte Ouvrière, enseignante de profession, est propriétaire d’un logement de 48 mètres carrés situé à Pantin, dont la valeur est estimée à 248 700 euros, logement acquis en 2009 et sur lequel court toujours un emprunt dont la quotité restante est de
7 002,48 euros.

En clair, elle sera bientôt libérée des contraintes de remboursement de cet emprunt souscrit avec son compagnon.

Pour le reste, moins de 2 000 euros de provision sur les comptes courants et un peu plus de 6 500 euros sur les livrets d’épargne.

Nathalie Arthaud ressemble beaucoup aux électeurs qu’elle cherche à rassembler.

Philippe Poutou, comme Emmanuel Macron, est un client du Crédit Mutuel.

Mais la ressemblance s’arrête évidemment là et l’ouvrier de Blanquefort ne fait que confier à la banque bleue le peu d’argent qu’il perçoit de son activité professionnelle.

Qu’on en juge.

7 243,72 euros au titre du compte courant, 5 212,97 euros pour le livret de développement durable, 9 880,47 euros pour le livret Fidélité du Crédit Mutuel et 327,94 euros au compte épargne logement.

Terminons avec la voiture, un véhicule Peugeot (!) estimé à 9 000 euros et voilà tout le patrimoine du candidat du NPA qui ressemble bien plus à sa collègue Nathalie Arthaud qu’à l’animateur d’En Marche.

Jacques Cheminade, lui, dispose d’abord d’un appartement parisien d’un peu plus de 60 mètres carrés dont il estime la valeur à 420 700 euros, en fonction du prix du marché.

Il dispose ensuite de placements divers, à commencer par 54 090 euros de titres de sociétés d’investissement sur l’or et les métaux précieux, de 18 490 euros de compte titres et PEA, d’un compte courant juste à l’équilibre et d’une collection d’objets d’art estimée à 18 000 euros.

Cela tombe bien, puisque Jacques Cheminade a emprunté environ
29 000 euros pour la présidentielle.

Jean Lassalle, le paysan aspois, est d’abord un propriétaire immobilier.

Il déclare en effet deux maisons, un appartement et un terrain agricole dans son département d’élection, les Pyrénées Atlantiques, pour une valeur vénale totale de 805 000 euros, avec une maison de 226 mètres carrés, sur un terrain de 2 070 mètres carrés dont on suppose qu’elle se situe dans son village de Lourdios Ichère tandis que la terre agricole s’établit à un peu plus de 40 ares.

Jean Lassalle dispose également d’un passif d’environ 150 000 euros

et ses comptes d’épargne ou bancaires ne recouvrent que des éléments assez anecdotiques.

Jean Luc Mélenchon est dans une autre situation.

Ayant acheté en 2014 un appartement à Paris Xe, il a estimé son bien à 837 000 euros, ce qui semble en ligne avec les prix du marché sur le secteur concerné pour un bien de 110 mètres carrés de surface habitable.

Le candidat de la France insoumise possède également une maison solognote dans le Loiret, acquise il y a vingt ans, et dont la valeur vénale est estimée à 190 000 euros par l’intéressé.

Pas de titres ni d’actions pour lui non plus, et des comptes bancaires à vue peu fournis (1 216,93 euros au Crédit du Nord, 1 648,17 et 3 322 euros pour le Crédit Mutuel), une épargne de précaution significative (40 234,17 euros pour le Livret Bleu du Crédit Mutuel, 10 135,69 euros pour le compte épargne logement souscrit auprès de la même banque, 47 655,06 euros pour le LDD) et donc de quoi affronter le passif de 142 435,74 euros au titre de l’emprunt immobilier et celui de 9 287,88 euros pour le passif Sénat.

En l’occurrence le remboursement d’un prêt de 40 667 euros accordé par la trésorerie de la Haute Assemblée aux conditions propres, alors, de la maison, c’est à dire sans intérêt.

Apparemment, Jean Luc Mélenchon est un gestionnaire avisé de son patrimoine et il recourt fortement à l’épargne, tirant parti notamment de ses droits d’auteur comme du statut fiscal des parlementaires européens pour réaliser des placements non négligeables.

François Asselineau dispose également de biens immobiliers, avec un appartement parisien qu’il évalue lui même à 975 000 euros (pour 203 mètres carrés), une maison dans la Nièvre pour 75 000 euros, une place de parking d’une valeur estimée à 15 000 euros et deux appartements en Polynésie d’un montant de 276 000 euros.

Le candidat de l’UPR dispose également de deux contrats d’assurance vie dont la valeur de rachat globale est de 242 493,03 euros, et sur lesquels il « tire » peu à peu pour payer ses dettes.

Car François Asselineau doit près de 370 000 euros pour les emprunts mobilisés pour les deux logements polynésiens.

Dont il semble donc qu’ils s’apparentent à des placements réalisés dans le cadre des lois d’investissement Outre Mer avec avantages fiscaux à la clé.

Ceci posé, avec le cas François Fillon, nous terminons en force.

Le candidat des Républicains dispose en effet d’un « logement » dans la Sarthe un peu particulier, à savoir le manoir de Beaucé à Solesmes.

Le bâti recouvre 1 107 mètres carrés habitables, 1 062 mètres carrés de dépendances et 993 mètres carrés d’une ferme inhabitable (ou inhabitée), le tout sur un terrain de 12 hectares.

Pour cet ensemble, François Fillon déclare une valeur vénale de
750 000 euros, tout compris, pour une valeur d’achat en 1993 de
400 000 euros et 300 000 euros de travaux.

L’ancien Premier Ministre de Sarkozy semble bien modeste quand on voit, par exemple, que Jean Lassalle déclare une terre agricole de
4 096 mètres carrés pour 115 000 euros…

Ou que le marché fait état de la mise en vente d’une Longère de 200 mètres carrés habitables pour 309 750 euros à Connerré, dans le même département de la Sarthe, ou qu’une charmante fermette de 140 mètres carrés sur 2 400 mètres carrés de terrain est disponible à Changé pour un prix de 239 200 euros.

Mieux même, si l’on peut dire, puisque le marché comprend aussi un moulin situé à Parcé sur Sarthe, au bord de l’eau et sur un terrain de 2 700 mètres carrés, pour un prix de vente de 1 338 000 euros.

Un bien situé à proximité de Solesmes, dans la communauté de communes de Sablé sur Sarthe, et ayant un temps appartenu à l’écrivain Marcel Pagnol…

François Fillon a donc quelque peine avec la réévaluation de ses biens immobiliers, comme le montre la maison des Pyrénées Atlantiques acquise par donation en indivision pour 134 000 euros en 2004 pour sa quote part (et donc un peu moins de 302 500 euros en valeur totale) et qu’il devrait pour le moins évaluer aujourd’hui à 154 900 euros au seul titre de l’érosion monétaire.

Attendu que sa surface est de 150 mètres carrés, la valeur vénale de ce bien est estimée, en médiane, à 304 800 euros sur le département.

Mais les valeurs supérieures (qui semblent ici devoir être retenues) font état d’un marché allant jusqu’à 335 000 euros environ, majorée par la valeur du terrain, celui ci se fixant tout de même à 3 000 mètres carrés dans le cas précis.

On notera que François Fillon (et ses copropriétaires) évaluent à 302 500 euros la valeur du bien immobilier et du foncier (150 mètres carrés et 3 000 mètres carrés de terrain) là où Jean Lassalle déclare à 326 000 euros sa maison de 226 mètres carrés habitables, posée sur 2 070 mètres carrés de terrain.

Idem pour un bien reçu en succession en 2012 (probablement la maison de ville de ses parents à Sablé), pour 41 300 euros en valeur vénale, qui pourrait être réévalué à 41 880 euros.

Et pour une valeur totale de 123 900 euros.

Vu la surface habitable (210 mètres carrés, ce qui correspondait tout de même au «statut » de l’étude notariale du père de François Fillon et 4 000 mètres carrés de terrain) et le prix médian du marché immobilier local, la valeur vénale pourrait être estimée à 282 030 euros, soit 94 010 euros pour la quote part de l’ancien Premier Ministre.

Sans compter la valeur du foncier, celle ci pouvant, dans le cas précis, être probablement sectionnée pour servir d’assise à une nouvelle construction…

Pour le manoir de Beaucé, la valeur achat + travaux réévaluée pourrait le ramener à 944 300 euros pour le moins.

Passons sur la valeur de 2F Conseil, estimée à environ 100 000 euros et qui a été valorisée en 2013 à 140 000 euros, pour nous intéresser aux comptes bancaires et de placement.

François Fillon est un bon client du Crédit Agricole.

PEA et Comptes titres représentent une valeur de 34 422 euros, et les deux contrats d’assurance vie 37 098 euros.

Il y a ensuite les comptes courants et les comptes d’épargne.

Sur les comptes à vue, 9 828 euros en position nette.

Sur les comptes d’épargne, 41 610 euros au total.

Et on termine avec 27 000 euros de montres de valeur et 8 000 euros de valeur résiduelle des véhicules automobiles…

François Fillon doit également 35 279 euros au Crédit Agricole pour des travaux dans son manoir (on peut le supposer) et la rubrique « passif » comprend encore les 50 000 euros du prêt amical remboursé en février 2017 auprès de Marc Ladreit de Lacharrière et les 30 000 euros empruntés à ses enfants pour payer les impôts des parents, comme précisé dans la déclaration.

Et même, en l’espèce, « des dettes fiscales ».

François Fillon se fait donc, selon toute vraisemblance, plus pauvre qu’il ne l’est et son actif net, par lui estimé à 1 033 000 euros environ, vaut sans doute un peu plus, ne serait ce que sur l’habitation principale…

QUAND LA FRANCE DEROULAIT LE TAPIS ROUGE A LA « MONDIALISATION » OU ONC’ PICSOU CHEZ LES PLOUCS

Ce qui est intéressant dans la campagne de l’élection présidentielle, c’est que certains sujets viennent dans le débat et notamment ce qui constitue l’une des « tartes à la crème » du discours politique, à savoir le positionnement de la France au regard de ce que l’on appelle « la mondialisation ».

Selon certains, notamment du côté de François Fillon ou d’Emmanuel Macron, la mondialisation est plutôt une bonne chose et une sorte de chance pour le développement de notre pays.

Pour d’autres, la mondialisation est une pure horreur, nous promettant l’invasion par des hordes de Chinois, de Bengalis ou de je ne sais quoi encore, oubliant un peu vite que ce qui se déplace le plus facilement, ce sont encore des entreprises et des capitaux, bien plus sûrement que les individus. Continuer la lecture de QUAND LA FRANCE DEROULAIT LE TAPIS ROUGE A LA « MONDIALISATION » OU ONC’ PICSOU CHEZ LES PLOUCS