Archives de catégorie : Justice française

ETAT D’URGENCE : IL Y A URGENCE A RETROUVER NOS ESPRITS

Le procès du frère de Mohamed Merah, mené devant la cour d’assises spéciale, a, d’une certaine manière, marqué le point d’orgue de la fin de l’état d’urgence, prononcée officiellement ce 1er novembre.

Il faut remarquer ici que, comme il se doit dans un Etat démocratique, l’accusé avait droit de disposer d’un défenseur et ceux qui ont suivi l’affaire savent que les Merah avaient demandé à l’un des ténors du barreau, Me Eric Dupont Moretti, d’assurer ce service.

Je suis intimement convaincu que cet avocat dont les qualités humaines ne sont plus à décrire est tout à fait capable d’objectiver sa défense, comme d’objectiver les faits qui l’ont conduit à assumer la fonction pour laquelle il a été fortement décrié. Continuer la lecture de ETAT D’URGENCE : IL Y A URGENCE A RETROUVER NOS ESPRITS

QUAND LES PURS ET DURS APPELLENT AU LAXISME…

La récente condamnation d’une ex – candidate FN aux élections municipales pour incitation à la haine raciale et injures publiques à l’endroit de Christiane Taubira, Garde des Sceaux, a étrangement fait réagir ceux là mêmes qui ne sont pas toujours les derniers à réclamer de la justice de notre pays qu’elle passe sans faiblesse, notamment lorsqu’il y a absence de délit ou de crime d’aucune sorte.

Ainsi en fut – il, il y a quelques jours encore, lorsque Marine Le Pen appelait à déchoir de la nationalité française les joueurs de football algériens constituant l’essentiel de l’équipe des « Fennecs », puisque nés et formés au sport par la France. Continuer la lecture de QUAND LES PURS ET DURS APPELLENT AU LAXISME…

NE FAITES À UN FLIC AUCUNE PEINE, MÊME LÉGÈRE…

Avec la canicule, la France redécouvre les charmes méconnus de ses établissements pénitentiaires où, pendant vingt et une heures sur vingt quatre selon les indications fournies, un peu moins de soixante dix mille escrocs, criminels, petits voyous, caïds du milieu ou, plus simplement, « mis en examen » en attente de jugement, souvent psychotiques et marqués du coin de la maladie mentale passent leur temps entre « cantinage », télévision et autres occupations plus ou moins avouables, le tout avec une chaleur dépassant souvent les trente degrés centigrades et dans la plus parfaite promiscuité.

Il n’est en effet pas rare que trois détenus, pour des raisons diverses réunis par la force des choses, occupent le même espace (en l’espèce neuf mètres carrés), pour un mode de vie où les bonnes manières s’oublient parfois un peu vite et où la « morale » ordinaire n’a sans doute que peu de place. Continuer la lecture de NE FAITES À UN FLIC AUCUNE PEINE, MÊME LÉGÈRE…