L’INSUPPORTABLE LEGERETE DU NEANT

D’aucuns se piqueront peut être de cet étrange mélange entre Kundera et Sartre, mais le titre de ce billet, que je vais commettre, sensiblement moins long que les précédents, vise à traduire le sentiment qui m’habite après avoir assisté au pénible spectacle du débat d’entre deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Mon âge presque canonique (?), peut être le fait que j’ai appris à écrire avec un porte plume et que j’ai eu, dans ma prime enfance, les doigts pleins d’encre, je ne sais, toujours est il que je suis un peu nostalgique des débats politiques d’antan,

Des débats qui procédaient plus de l’escrime, avec esquives, parades et coups tranchants que du jeu de « bac à sable », limite catch dans la boue, que j’ai pu voir encore aujourd’hui.

Je me souviens encore du fameux « Messieurs les Censeurs bonsoir » sonore, entonné par Maurice Clavel, libre intellectuel languedocien, face à Jean Royer, ancien maire de Tours, moralement rigoriste et candidat Vieille France de la présidentielle 1974 ou du duel Jacques Chirac / Georges Marchais lors d’une émission de débat (A armes égales) du début des années 70, moment où l’un et l’autre commençaient d’être connus du grand public.

Cela avait de la gueule, comme on dit !

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