NOUVEAU GOUVERNEMENT : VIEUX CHEVAUX DE RETOUR ET TECHNOCRATES EN PLEIN JOUR

La première équipe ministérielle du quinquennat Macron était fort attendue, d’autant qu’elle s’était faite attendre, puisque constituée avec une journée de retard, ce qui est déjà beaucoup pour un Gouvernement dont la survie est liée au sort des urnes le 18  juin au soir.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’annonce du premier     portefeuille, celui de l’Intérieur, confié au Président de la Métropole de Lyon, Gérard Collomb, le sentiment de renouveau en avait déjà pris un coup.

C’est que l’intéressé, qui aura soixante dix printemps deux jours après le second tour des législatives, n’a rien d’un novice en politique, lui qui fut élu au conseil municipal de  Lyon en …1977 avant de devenir député du Rhône en 1981, d’être victime du choc des titans Barre contre Noir en 1983 et de finir par refaire jusqu’à la conquête de la mairie de Lyon en 2001, avec la bénédiction du centriste Michel Mercier, peut être frère en société, en tout cas opposé à l’arrivée du post pétainiste Charles Millon place Bellecour.

La suite, avec l’annonce de la nomination de Nicolas Hulot,  producteur d’émissions de télévision, responsable de la Fondation  Ushuaia, nom bien connu de la ville qui, tout au bout de l’Argentine, marque le terme de la route en Amérique du Sud,   visait manifestement à caractériser  « l’ouverture  » vers la société civile.

Mais, patatras, le troisième des Ministres d’Etat était  François Bayrou, histoire d’assurer l’égal traitement  entre  Ministres venus de la gauche, Ministres venus de la droite et société civile .

A eux trois, ils ont 66 ans de moyenne d’âge, nos trois piliers…

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