DIDIER MIGAUD EST AU COURANT DE BIEN DES CHOSES…

Avant même que le document concerné ne soit publié, nous connaissons déjà l’un des aspects saillants du rapport de la Cour des Comptes, par une « fuite » parvenue dans la presse.

Cette fuite, disjointe de l’ensemble du rapport qui sera rendu public cette semaine, porte sur la situation d’EDF et des agents de la société nationalisée d’électricité et de sa filiale ErDF, en charge de la relation avec les usagers et d’une bonne partie de l’entretien du réseau.

Peu de temps après avoir dénoncé « le caractère insoutenable de notre système d’assurance chômage » (au plan financier s’entend, puisque, pour la Cour des Comptes, seuls comptent, c’est le cas de le dire, les sommes engagées dans le moindre service public, les hommes paraissant relativement accessoires), la Cour des Comptes met donc en cause la manière dont est gérée EDF, et notamment les avantages statutaires du personnel.

Parmi les points les plus critiques, que la presse écrite comme cybernétique s’est empressée
de relever, figurent notamment la politique salariale d’EDF, et singulièrement le fait que la
progression des salaires serait plus forte chez l’opérateur public d’électricité que dans le
secteur privé en général, mais que cela affecterait notamment la rémunération du PDG
lui même, Henri Proglio.

Il est vrai que la nomination à ce poste de l’intéressé avait tout de même constitué un sujet
de controverses, puisque, dans le même temps qu’il était nommé PDG de notre électricien
national, il était encore Président non exécutif de Veolia, c’est à dire de la Générale des Eaux,
un groupe directement impliqué en matière de production d’énergie par quelques unes de ses filiales.

Un autre point a éveillé l’attention de la Cour des Comptes : le statut des personnels,
notamment les moyens dont disposerait le Comité d’entreprise d’EDF (la fameuse CCAS)
et les avantages accordés au personnel par prise en charge de l’essentiel de la facture
des agents. Continuer la lecture de DIDIER MIGAUD EST AU COURANT DE BIEN DES CHOSES…

MARIAGE POUR TOUS : UN TEXTE POUR FAIRE OUBLIER LES (DES)UNIONS LIBRES

Le moins que l’on puisse dire est que l’examen, par le Parlement, du texte relatif au mariage pour tous, aura occupé le devant de la scène politique française pendant un certain temps.

Alors même que, peu à peu, le sablier des amendements déposés par la droite au Palais Bourbon égrène plus ou moins sereinement ses grains, le moins que l’on puisse dire est que le spectacle aura été total.

Manifestations de rue, les unes regroupant un assortiment hallucinant de « bas bleus », de familles chrétiennes, de cheveux tirant largement sur le blond ou le blanc, de crânes rasés néo fascistes, de pseudo déjantées improvisées chefs de bande et défenderesses incarnées de la vertu et de la morale ; les autres réunissant dans un ensemble aussi baroque homosexuels de toutes chapelles et obédiences, militants politiques de gauche, doux rêveurs (et rêveuses), artistes branchés et syndicalistes enseignants, avec une bonne part de manifestants procédant pour eux mêmes de plusieurs des étiquettes ainsi définies ; montée soudaine d’un discours qu’on aurait pu croire oublié depuis la dépénalisation de l’homosexualité il y a trente ans (tout de même!), avant que ne commence la litanie parlementaire où ne semble briller que l’étonnante culture littéraire et générale de la Garde des Sceaux, citant de mémoire et rectifiant par là même les approximations des opposants le texte de poètes inconnus du grand public…

Pour le reste, concédons le, faire le florilège des déclarations de quelques uns des députés de droite qui se sont efforcés de lutter contre le texte, ou celui de leurs écrits antérieurs sur le sujet reviendrait à ouvrir une sorte de bêtisier, le trait étant souvent forcé par l’épreuve obligée que constitue ce débat.

Qu’il y ait une sorte de caricature à parler de la position des opposants, comme d’ailleurs de souligner certains des arguments des partisans du mariage pour tous est une évidence.

Le fait est que, de toutes manières, pour cette fois, l’engagement pris par François Hollande sera respecté, la loi votée et que nous aurons, ensuite, le droit d’enregistrer chaque année entre deux et neuf mille mariages de couples homosexuels.

Si tant est que l’alternance politique joue à nouveau, par exemple en 2017, je suis presque certain que le texte ne sera pas remis en question et que les journaux ne guetteront plus ensuite que le premier divorce homosexuel, événement statistiquement inévitable au demeurant.

100 % des divorces sont dus au mariage, ne l’oublions jamais. Continuer la lecture de MARIAGE POUR TOUS : UN TEXTE POUR FAIRE OUBLIER LES (DES)UNIONS LIBRES

L’emploi prendra t-il un coup de vieux ?

Je ne sais pas si on en vous en a causé, mais le Sénat, la fameuse Chambre des Sages,
vient de voter un remarquable texte, issu de la réflexion d’une sénatrice de la droite
parlementaire, Isabelle DEBRE, née DE LA CROIX VAUBOIS, dont le lien de parenté avec
les autres membres de la famille est d’être mariée à Vincent DEBRE, fils du père de la
Constitution de 1958 et belle soeur de l’ancien Ministre de l’Intérieur, Président de
l’Assemblée nationale et actuel Président du Conseil Constitutionnel et du chirurgien
urologue député du XVIe arrondissement.

Maire adjointe aux affaires sociales de la ville de Vanves, engagée dans l’action associative
agissent auprès de l’enfance maltraitée, Isabelle DEBRE a de la constance et de la suite dans
les idées.

Après avoir travaillé quelques temps dans le secteur de la publicité, au point de devenir elle
même dirigeante d’une agence de pub’, Isabelle DEBRE a commencé en 1995 une carrière
politique qui a fini par devenir son activité principale, étant dès 2001 adjointe au Maire de la
ville dont elle est élue, suppléante d’André Santini de 1997 à 2007 avant de devenir Sénatrice
du département des Hauts de Seine en 2004 (réélue en 2011 par le truchement du scrutin de liste). Continuer la lecture de L’emploi prendra t-il un coup de vieux ?

Espace politique indépendant