2013 liberté de pensée !

 Des voeux pour l’intelligence et la curiosité

Paraît que j’ai jusqu’au 31 de ce mois, c’est à dire dans deux semaines tout rond, pour adresser à chacun des lectrices et lecteurs de ce forum que je sais attentifs aux mouvements et soubresauts du monde), des vœux de bonne santé, de réussite, de bonheur et j’en passe…

Mais voilà que le bonheur ne passe pas, ou qu’il s’agit en tout cas de ne pas le laisser passer, alors que tous ceux qui le voient devant leurs yeux sachent que je ne peux que souhaiter qu’il passe le seuil de leur porte et mette un peu de couleur dans la pénombre des nuits et le brouillard des jours.

Les temps sont durs et d’aucuns, maniant plus sûrement les « éléments de langage » que l’esprit critique, de nous rappeler que nous vivons en période de crise, ce qui me laisse d’ailleurs quelque peu rêveur.

Cela fera quarante ans, en septembre de cette année que nous avons connu le premier
« choc pétrolier », coïncidant, entre autres, avec la guerre du Yom Kippour de cette année là qui vit les armées syrienne de Hafez Al Assad (le père de qui vous savez) et égyptienne d’Anouar Al Sadate se lancer à l’assaut des positions de l’armée israélienne dans le Sinaï et sur le plateau du Golan, pour une confrontation armée marquée, notamment, par la plus incroyable confrontation de chars d’assaut jamais menée au XX e siècle.

Lors des premiers jours de la guerre (du 6 au 8 octobre 1973), une offensive égyptienne fut lancée sur le Sinaï conduisant en effet à la confrontation de plus de 1 600 blindés, et le succès des troupes de Sadate, après la destruction de 400 tanks israéliens.

Un succès initial qui conduira à « bouger les lignes » par rapport à la fin de la guerre de 1967, et rendra notamment à l’Egypte le contrôle de la péninsule du Sinaï.

Avant que tout cela ne finisse par une paix séparée avec Israël, sans que ne soit réglé le problème palestinien et peu de temps avant que ne s’embrase le Liban,
jusqu’alors « Suisse du Moyen Orient ».

Toujours est-il que, depuis quarante ans, j’entends systématiquement parler de la crise économique et qu’on peut presque se demander d’où elle vient et pourquoi elle dure, recouvrant, au fil du temps, les formes les plus diverses.

Avec un constat que nos penseurs par trop européo centristes ont parfois du mal à faire : c’est que cette foutue crise semble de plus en plus se limiter aux économies les plus développées, occidentales, pour tout dire, et que l’Amérique Latine, de même qu’une bonne partie de l’Asie ne sont pas du tout en crise, ou alors  c’est de croissance…

Quittons, si vous le voulez bien, les sables mouvants des lieux communs comme nous avons toujours tenté de le faire ici.

Un vieux slogan publicitaire des années 70, issu de la crise, nous le rappelle
«En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées » .

Eh bien, ayons des idées et n’hésitons pas un instant à les confronter, à les échanger, à accepter la critique aussi sûrement que nous serons amenés
à la formuler, refusons les «éléments de langage », les phrases toutes faites et le prêt à penser !

Je vous souhaite donc une année 2013 pleine de liberté de pensée !

 

 

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