Volby v ČR: vyřízenej doleva?

A quelques mois du scrutin européen, aussi sûrement qu’une cantonale partielle tenue dans le Var ou des élections municipales au Portugal, et dans la foulée des scrutins généraux allemand et autrichien, ces rendez vous électoraux constitueront une bonne mesure des rapports de forces politiques en Europe.

Et permettront notamment à tous les férus de politique qui lisent les articles de ce site et y répondent, d’avoir une appréciation personnelle sur l’évolution prévisible d’un Parlement Européen dont la composition risque fort d’être quelque peu transformée au printemps prochain.

J’aurais pu mettre le titre en letzeburgesch, le dialecte de l’allemand parlé dans le Grand Duché mais j’ai trouvé que la version tchèque était, somme toute, plus intéressante…

Pour en venir aux situations, les élections dans les deux pays s’avèrent des scrutins anticipés, intervenant avant le terme légal des législatures.

En Tchéquie, l’impossibilité de former une majorité parlementaire cohérente parmi les 200 députés actuels de la Poslanecka Snemovna a conduit à l’autodissolution de la Chambre.

Et au Luxembourg, le fameux scandale des écoutes des services de renseignement du Luxembourg (on n’ose estimer combien de personnes sont employées en qualité de James Bond au Grand Duché) a provoqué la cassure de la coalition gouvernementale associant le CSV, chrétien démocrate, de Jean Claude Juncker et le LSAP, social démocrate, partenaire obligé.

Nous commencerons par le Grand Duché, qui vote le 20 octobre.

Le Parlement local compte 60 membres.

Le dernier scrutin, en 2009, a conduit à l’élection de 26 élus du CSV, de 13 élus du LSAP, ce qui leur donnait jusque là la majorité.

Le DP (parti démocrate, allié au Modem au Parlement européen) dispose de 9 sièges et devance les Verts (7 élus), le parti plus eurosceptique ADR (4 élus) et l’alliance de gauche La Gauche (Dei Lenk en VO) qui dispose d’un élu.

Le Grand Duché est découpé en quatre circonscriptions (Nord, Centre, Sud et Est), élisant une partie des 60 honorables parlementaires.

Le Nord, autour de Diekirch, Vianden, Redange ou Wiltz, élit 9 députés ; le Centre, autour de Luxembourg et Mersch, en désigne 21 ; le Sud, constitué autour de la vallée de l’Alzette, élit 23 députés et l’Est, pour Grevenmacher et Echternach, vote pour les 7 derniers sièges.

Administrativement, le Nord correspond au district, plutôt rural, de Diekirch ; l’Est au district de Grevenmacher et le Centre et le Sud au partage en deux du district de Luxembourg.

Le mode de scrutin, inspiré du système d’Hondt, mâtiné d’Hagenbach, associe vote proportionnel de circonscription et vote préférentiel, les électeurs étant en situation de choisir parmi les candidats ceux qu’ils souhaitent voir siéger en priorité.

De manière générale, une partie des électeurs vote liste complète et une autre partie panache selon son humeur.

Un système proche de celui observé en Suisse, comme nous avons, par exemple, pu le voir lors du récent scrutin au Grand Conseil de Genève.

Le découpage en circonscriptions gomme évidemment les scores des forces politiques minoritaires et favorise la constitution de deux ou trois forces politiques majeures au sein du Parlement.

Lors du scrutin de 2009, le Nord a élu quatre députés CSV, un socialiste, deux démocrates et un Vert, le neuvième élu (ADR) étant devenu indépendant.

Un député valait un peu plus de 31 700 voix dans cette circonscription et le CSV a obtenu 39,6 %, loin devant le DP (18,2 %) et les socialistes (17,4 %).

A noter que, dans ce secteur, 15 254 électeurs ont voté liste complète et 19 238 ont choisi de panacher, soit 55,8 % de“mélangeurs“.

Le Centre, pour sa part, a élu neuf députés CSV, quatre socialistes, quatre démocrates et trois Verts.

Là encore, le vingt et unième député, élu sur la liste ADR, est devenu indépendant.

La liste du CSV, tirée par Luc Frieden, le Ministre des Finances du Luxembourg (autant dire le Ministre du secret bancaire et de l’optimisation fiscale) est arrivée en tête avec un pourcentage de 38,6 %, loin devant le DP (19,4 %), pilotée par Xavier Bettel, le maire actuel de Luxembourg, puis le LSAP (17,8 %), mené par Jeannot Krecké, et les Verts (13,2 %), avec François Bausch en chef de file.

Sur la circonscription, où un siège se disputait une fois réunies plus de 48 100 voix, 25 480 électeurs ont voté liste complète et 27 360 ont procédé par panachage.

L’Est, de son côté, a élu quatre CSV, un socialiste, un démocrate et un Vert.

Le CSV y a obtenu 41,5 % des voix, très loin devant le LSAP (16,2 %), le DP (15,4 %) et les Verts (14,2 %).

L’ADR n’a pas obtenu d’élus malgré un total de 10 458 suffrages de liste, nombre supérieur au quart des 35 252 suffrages de liste des candidats CSV.

Mais les votes personnels en faveur des candidats sociaux chrétiens ont fait la différence.

12 514 électeurs ont voté liste complète et 13 703 ont panaché leur bulletin.

Enfin, la circonscription Sud, la plus à gauche du pays, a élu neuf députés CSV, sept socialistes, deux démocrates, un élu Dei Lenk, deux Verts et deux ADR.

Le CSV était donc en tête avec 35,6 %, devant le LSAP (28,2 %), les Verts (10,2 %), le DP (10,1 %), l’ADR (7,9 %) et Dei Lenk (4,1 %).

36 401 électeurs ont voté liste complète et 40 043 ont panaché.

Sur un plan administratif, la circonscription Nord recouvre un total de 36 communes, celle du Centre de   22 ; celle de l’Est de 24  et celle du Sud de 24 également.

Le Nord est rural et composé de petites communes, puisque Saeul, la moins peuplée, compte moins de 700 habitants et Diekirch, le chef – lieu, un peu plus de 6 400.

Elle est toutefois dépassée par Ettelbruck et ses 8 000 habitants.

L’Est est du même genre avec des communes comptant de moins de 950 habitants (Waldbredimus) à un peu plus de 6 000 (Junglinster).

Le Centre est évidemment structuré autour de Luxembourg (près de 100 000 habitants dont près des deux tiers de nationalité étrangère), la seconde commune pour la populatio étant Hespérange et ses 13 600 résidents.

Le Sud, c’est le pays du fer et de l’acier, avec les villes industrielles d’Esch sur Alzette (plus de 30 000 habitants), de Dudelange (18 800), Differdange (22 200) ou encore Sanem (14 600).

Esch ou Dudelange sont gérées par le PSOL (LSAP) tandis que Luxembourg et Differdange ont des maires membres du DP (PD).

Les élections communales de 2011 ont été le dernier grand rendez vous politique local avant ces élections.

Le CSV a été plutôt sur le reculoir, perdant notamment Diekirch au profit du LSAP et connaissant une réduction de son influence dans nombre de conseils municipaux.

Ainsi, à Luxembourg ville, on compte aujourd’hui dix élus DP (-1), 5 CSV (-1), 5 Verts, 4 LSAP, 1 ADR et deux élus de Dei Lenk (+2).

Les premières enquêtes réalisées laissent entendre une perte d’influence des sociaux chrétiens et une relative poussée à gauche sur l’ensemble du pays.

A noter que les listes de candidats ont du mal avec la féminisation.

De ce point de vue, Les Verts (Dei Greng) présentent 29 candidates et 31 candidats.

Dei Lenk (La Gauche) suit avec 28 candidates, devant le nouveau parti PID (Parti pour la Démocratie Intégrale), fondé par le député du Nord Jean Colombera (ex ADR).

L’ADR est à 24 candidates, tandis que le CSV peine à présenter 19 candidates, le LSAP et le DP 15 seulement et les Pirates 13.

Le KPL, présent notamment dans le Sud et le Centre, disposerait, lui, d’un tiers de candidates.

Passons en République Tchèque où les élections concernent un électorat plus conséquent.

Lors du dernier scrutin, tenu en mai 2010, 8 415 892 électeurs tchèques inscrits dans 14 894 bureaux de vote étaient convoqués aux urnes.

5 268 098 (62,60 %) ont accompli ce geste, et 5 230 859 ont déposé un bulletin valable dans l’urne.

Le CSSD, parti social démocrate (en VO : Ceska Strana Socialné Demokraticka) avait obtenu 1 155 267 voix (22,08 %) et 56 députés.

Il devançait le parti de droite eurosceptique ODS (Obcanska Demokraticka Strana), pourvu de 1 057 092 voix (20,22 %), soit 53 élus.

Le troisième parti était un parti de centre droit, d’obédience europhile, intitulé TOP 09 (Tradice Odpovednost Prosperita 09), dirigé par un ancien Ministre des Affaires Etrangères, nommé Karel Schwarzenberg, descendant d’une grande famille de l’époque des Habsbourg et cousin éloigné, entre autres, de Rainier III de Monaco.

Karel Schwarzenberg fut élu au Parlement autrichien sous l’étiquette de l’OeVP avant de rejoindre la République Tchèque après la chute du régime communiste.

Son parti avait obtenu 873 833 voix (16,70 %) et 41 députés à la Chambre.

Le quatrième parti du Parlement était le KSCM (Komunisticka Strana Cech a Moravy), doté de 589 765 voix (11,27 %) et 26 sièges au Parlement.

Etait arrivé en cinquième position le parti VV (Veci Verejne, „Affaires publiques“), parti de droite europhile et populiste sur certains aspects, doté de 569 127 suffrages (10,88 %).

Le parti obtint un total de 24 sièges au Parlement.

La barre d’accès au Parlement étant fixée à 5 %, un certain nombre d’organisations ont échoué à obtenir le moindre siège, notamment les démocrates chrétiens de la KDU – CSL (Krestanska a Demokraticka unie – Ceskoslovenska strana lidova), pourvus de 229 717 voix (4,39 %) et qui perdirent

Le même problème affecta le SPOZ (Strana Prav Obcanu – Zemanovci), dissidence du CSSD fondée par l’ancien Ministre Milos Zeman, qui n’obtint que 226 527 voix (4,33 %).

Suverenita – Jana Bobosikove Blok, parti de droite eurosceptique, n’obtint, lui, que 192 145 voix (3,67 %) et n’eut pas d’élu, pas plus que les Verts tchèques du Strana zelenych (Sz), qui perdirent leurs six élus avec seulement 127 831 voix (2,44 %).

Le parti pirate réalisa 0,8 %, le parti des citoyens libres 0,74 % et un petit parti monarchiste (!) obtint un peu plus de 4 000 voix, entre autres formations sans élu au Parlement.

Le mode de scrutin tchèque est relativement simple : la règle d’Hondt s’y applique au sein de quatorze circonscriptions régionales.

Les circonscriptions sont les suivantes : Prague, Bohême centrale (Stredocesky), Bohême du Sud (Jihocesky), Plzen, Karlovy Vary, Usti nad Labem, Liberec, Hradec Kralove, Pardubice (toutes situées en Bohême sauf une partie de la dernière déjà située en Moravie), Olomouc, Moravie – Silésie (Ostrava), Moravie du Sud (Brno), Zlin, toutes situées en Moravie et la Vysocina, partagée entre les deux provinces historiques.

La capitale avait placé en tête la liste TOP 09 avec 27,3 %, devant l’ODS, 24,8 % ; le CSSD, 15,2 % ; VV, 10,3 % et le KSCM, 6,5 %.

L’ODS était arrivé en tête en Bohême centrale et en Bohême du Sud (région de Ceske Budejovice).

Le CSSD avait pris la première place dans la région de Plzen, celle de Karlovy Vary, d’Usti nad Labem, ou encore de Pardubice.

Liberec et Hradec Kralove avaient placé quasi à égalité ODS, TOP 09 et CSSD, avec une courte avance dans les deux cas pour l’ODS.

Le CSSD était arrivé en tête en Vysocina et, surtout, avait gagné dans les régions moraves.

23,3 % en Moravie du Sud, 24,5 % dans la région d’Olomouc (Olmutz en allemand), 21,9 % dans la région de Zlin et 29,1 % en Moravie Silésie.

En termes de sièges, Prague et la Bohême centrale élisent 25 et 24 députés, la Moravie du Sud 23 et la Moravie Silésie 22.

Ensuite, la région d’Usti nad Labem élit 14 députés, suivie par la Bohême du Sud et ses 13 députés, les régions d’Olomouc et de Zlin, 12 députés, celles de Plzen et Hradec Kralove, 11 élus ; Pardubice et la Vysocina 10 élus ; Liberec 8 et Karlovy Vary 5.

Les cinq partis admis à la répartition des sièges (CSSD, ODS, TOP 09, KSCM et VV) ont obtenu des élus dans toutes les régions.

Le CSSD a obtenu 8 élus en Moravie Silésie, 7 en Moravie du Sud, 6 en Bohême centrale, 5 sur Usti nad Labem, 4 sur Prague, Olomouc et Zlin, 3 en Bohême du Sud, Plzen, Hradec Kralove, Pardubice, Vysocina, 2 sur Liberec et 1 sur Karlovy Vary.

L’ODS eût 8 élus sur Prague, 7 en Bohême centrale, 6 en Moravie du Sud, 5 en Moravie Silésie, 4 en Bohême du Sud et sur Zlin, 3 à Plzen, Usti nad Labem, Hradec Kralove, Pardubice, 2 sur Liberec, Vysocina et Olomouc, 1 sur Karlovy Vary.

TOP 09, sauf à Karlovy Vary (1 seul élu) a eu au moins deux élus partout sauf à Prague (8), Bohême centrale (5), Bohême du Sud (3), Hradec Kralove (3), Moravie Silésie (3) et Moravie du Sud (4).

Le KSCM obtint 1 ou 2 élus par région sauf en Bohême centrale, en Moravie du Sud ou en Moravie Silésie où il en a recueilli 3.

Même profil pour VV, renforcé sur Prague, la Bohême centrale, la Moravie du Sud et la Moravie Silésie avec trois sièges.

Depuis ce scrutin de 2010, bien de l’eau a coulé sous le Pont Charles.

Lors des sénatoriales de 2012, la gauche s’est renforcée avec l’élection de nouveaux sénateurs, le CSSD gagnant la majorité absolue des 81 sièges de l’Assemblée avec 46 mandats.

En termes de voix, le KSCM était arrivé en seconde position devant l’ODS.

Les élections régionales, tenues en octobre 2012, furent un grand succès pour le KSCM, qui passa de 114 à 182 sièges, tandis que l’ODS passait de 180 à 102 élus et le CSSD, de 280 à 205 élus.

Le KSCM l’emporta même dans les deux régions de Karlovy Vary (ex Karlsbad en allemand) et Usti nad Labem (Aussig en allemand), situées dans l’ancien pays des Sudètes à la frontière avec l’Allemagne.

Puis, lors des présidentielles de ce début d’année, victoire de Milos Zeman, soutenu par l’ensemble de la gauche au second tour et vainqueur de Karel Schwarzenberg avec 54,8 % des suffrages.

Milos Zeman est, comme on a pu le voir, arrivé en tête en Moravie et dans la partie occidentale du pays, son adversaire restant en tête sur Prague et quelques villes au second tour.

Ces différents succès de la gauche depuis 2010 ont provoqué un éclatement du paysage politique, marqué par des réalignements plus ou moins réussis.

Si le CSSD social démocrate et le KSCM communiste sont toujours en lice, l’ODS est en déconfiture, ayant conduit à la création d’un nouveau parti , le HV (pour Tenez votre tête haute), avec les anciens du Bloc eurosceptique de Jana Bobosikova ou encore le groupe Jihocesi 2012, dissidence de l’ODS en Bohême du Sud lors des régionales.

Le TOP 09, mal remis de son échec présidentiel, part en lice avec un groupement d’élus et d’entrepreneurs, le STAN.

Le parti VV, déjà concerné par la scission de plusieurs députés au sein d’un nouveau parti, le LIDEM, pour Libéraux démocrates, parti centriste représentant l’aile de centre centre gauche du VV.

Son aile droite, par contre, est dans la nature et cherche un rapprochement avec un parti de droite de chefs d’entreprise, le SCCR.

Pendant ce temps, quelques élus de VV semblent prêts à partir avec un homme d’affaires d’origine tchéco japonaise nommé Tomio Okamura, élu sénateur indépendant de Zlin en 2012 et qui vient de fonder un parti appelé „Usvit“ (Aube).

Pour ne pas être en reste, Jiri Paroubek, ancien chef du CSSD, a lancé un nouveau parti social démocrate désireux de restaurer une partie des droits de l’époque communiste tandis qu’Andrej Babis, seconde fortune du pays, a créé un parti appelé ANO 2011 (Association des citoyens en colère), d’inspiration proche de la démocratie chrétienne et farouchement opposé à toute alliance avec les communistes.

Dans ce véritable fouillis politique (même les Verts se sont divisés en Verts „maintenus“ et Verts libéraux plus centristes), les sondages laissent cependant transparaître quelques tendances.

Le CSSD arriverait en tête avec 25 à 30 % des voix selon les enquêtes, devançant le KSCM, souvent placé au dessus de 15 % et parfois jusqu’à 17 % des votes.

Une tendance récente semble montrer une percée relative de ANO 2011 au dessus de 10 % et peut – être finalement devant le KSCM.

Derrière, TOP 09 serait aux alentours de 8 à 10 %, l’ODS entre 7 et 10 %, tandis que la KDU – CSL, toujours présente au Sénat, pourrait repasser les 5 %, de même que le SPOZ.

Par contre, la liste Usvit ne passerait pas la barre requise et se retrouverait sans élu, tout comme le parti HV, ou encore les écologistes.

Les résultats sont cependant loin d’être stabilisés, puisque les sondages annoncent des participations tantôt proches de 70 %, tantôt limitées à peine au dessus de 50 %.

Sur la répartition des sièges, beaucoup d’évolutions, évidemment.

Le CSSD arriverait en tête avec 63 à 76 élus, selon les sondages de septembre.

Le KSCM serait deuxième avec 36 à 41 sièges, devant l’ODS (17 à 30 élus), et le TOP 09 (22 à 32 sièges).

A gauche, le SPOZ est donné entre 8 et 17 élus, tandis qu’à droite, la KDU CSL est estimée entre 7 et 13 élus et ANO 2011 entre 15 et 24 sièges.

Des forces de gauche et de centre gauche disposant d’environ 120 sièges au terme du scrutin constituent un cas de figure „moyen“ pour la fin du mois…

 

 

3 réflexions sur « Volby v ČR: vyřízenej doleva? »

  1. Trois partis ont obtenu un résultat meilleur pour eux qu’en 2010 : ANO 2011, qui n’existait pas en 2010 ; les démocrates chrétiens de la KDU CSL qui reviennent au Parlement et les communistes du KSCM qui progressent en voix, en pourcentage et en sièges.
    Un article plus complet cette semaine, avec une droite tchèque plutôt mal en point, puisque ODS, TOP 09 et VV, en tant que tels ou par leurs successeurs se retrouvent avec 56 sièges au lieu de 118 !

    1. Il est évident que la possibilité de nouvelles élections en cas d’échec de formation du nouveau Gvt est présente.

      En tout cas Bohuslav Sobotka, le leader très contesté (depuis samedi) du CSSD penche en faveur d’une coalition CSSD-ANO-KDU (111 sièges)

  2. Il n’y aura pas de gouvernement de centre-gauche minoritaire avec soutien des communistes après l’énorme échec du CSSD (moins de 21 % des voix et à peine 50 sièges). Les dirigeants du parti devraient, à mon avis, se remettre en question.

    Le véritable vainqueur du scrutin, le parti ANO, plutôt de centre-droit, ayant exclu une alliance avec les deux principaux partis de l’ancienne coalition (ODS et TOP 09), on a donc une restriction des possibilités de coalition.

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