UMP : LE BILAN DU SARKOZYSME VERS LE DÉPÔT

 

 

Ah, c’était le bon temps !

 

C’est sans doute que les adhérents de l’UMP, en tout cas ceux qui sont loin d’être des Béotiens et ont quelques années d’appartenance au parti de droite française doivent penser en regardant, avec nostalgie, les yeux embués de larmes, l’époque où leurs champions étaient au pouvoir, de 2002 à 2012.

 

C’était le bon temps, celui de la décentralisation Raffarin, celui de l’état d’urgence, celui du « travailler plus pour gagner plus », celui de la privatisation de Gaz de France, celui des suicides à France Telecom, celui de la chasse aux sans papiers, celui des expulsions de Roms, celui des donations exonérées d’impôt jusqu’à 300 000 euros, celui du bas de laine du pépé transmis aux petits enfants, celui où n’importe quel Ministre pouvait user et abuser des avions de l’Etat pour aller mener une campagne électorale !

 

C’était le bon temps, et les lendemains chantaient, avec un parti fort d’une pléthore de parlementaires tous plus « godillots » les uns que les autres, un Président de la République qui, après avoir poursuivi sans pitié la délinquance de la « racaille de banlieue », avait une idée nouvelle par jour, menant soixante réformes en même temps, un coup pour un tel, tel coup pour tel autre…

 

L’argent coulait à flots, les Universités d’été du mouvement étaient l’occasion de jeux de mots d’une grande finesse sur les mérites comparés des Auvergnats et des autres, le MEDEF souriait , peinard, tranquille, et les travailleurs de Continental, pour ne pas gâcher la fête, étaient à peine autorisés à arroser d’oeufs pourris les dirigeants de leur entreprise leur en annonçant la prochaine fermeture. Continuer la lecture de « UMP : LE BILAN DU SARKOZYSME VERS LE DÉPÔT »

ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES (suite 2 & fin)

Troisième phase de notre chronique électorale : ailleurs et là, où l’on manquait de majorité absolue sortante parfois et ce qu’il peut être tiré comme conclusion de toutes ces affaires…

 

D’abord le Northumberland.

 

Proche de la frontière écossaise, la région en grande partie minière élit un conseil qui ne recouvre pas les ensembles urbains autour de Newcastle, Sunderland et Gateshead.

 

Le district est tout de même orienté Labour.

En 2008, les élections avaient désigné 17 Labour, 17 Conservateurs, 26 LibDems et
7 indépendants.

Ce sont les LibDems, les plus nombreux qui ont assuré la gestion du conseil.

Le Labour passe à 32 sièges, contre 21 conservateurs, 11 LibDems et 3 indépendants en balance.

 

Second conseil incertain : celui de Cumbria, également proche de l’Ecosse.

Sur 84 sortants, nous avions 38 conservateurs, 15 LibDems, 25 Labour et 6 indépendants.

 

Cette année, sur 125 168 votes, les Tories sont arrivés en tête avec 39 581 voix (31,6%), devant le Labour, 34 876 voix (27,9%), les LibDems, 23 282 voix (18,6%) et l’UKIP, 14 591 voix (11,7%).

 

La participation s’établit donc à 32,1 % et situe entre moins de 24 % (district de Barrow on Furness) à près de 40 % (South Lakeland).

 

Mais le Labour passe à 35 élus, contre 26 conservateurs, 16 LibDems et 7 indépendants.
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ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES (suite 1…)

Les Tories gardent la majorité dans les comtés proches de Londres comme le Buckinghamshire, avec 36 sièges sur 49 (- 6 tout de même), l’UKIP avec 6 élus (au lieu de zéro), le Labour et les indépendants (1 chacun) progressant notamment aux dépens des LibDems (5 sièges, – 2).

Ce fief conservateur a peu voté (30,3%) et soutenu encore nettement les Tories (41 % des voix), loin devant l’UKIP (27%), les LibDems (14,9%) et le Labour (11,5%).

Les Tories avaient dépassé les 49 % lors du précédent scrutin. Continuer la lecture de « ÉLECTIONS LOCALES ANGLAISES : DOUCHE ÉCOSSAISE POUR LES TORIES (suite 1…) »