BAL DES HYPOCRITES SUR LE CHEMIN DE DAMAS

Dans la foulée, si l’on peut dire, du printemps arabe de 2011 qui a conduit à délivrer les Tunisiens du régime de Ben Ali, les Egyptiens d’Hosni Moubarak et à exécuter Mouammar Kadhafi en Libye pour le remplacer par un gouvernement gérant tant bien que mal un pays divisé, les événements de Syrie qui ont vite tourné à la guerre civile durent toujours depuis cette date, causant un grand nombre de dommages au patrimoine du pays et un grand nombre de victimes (dont le chiffre est au demeurant assez variable mais présumé supérieur à 100 000) essentiellement civiles, comme il est d’usage en pareil cas dans à peu près toutes les guerres du XXe siècle et, a fortiori, du XXIe débutant.

Le pays, grand comme environ le tiers de la France, compte aujourd’hui entre 23 et 25 millions d’habitants, avec un territoire divisé administrativement entre quatorze gouvernorats, et une population d’une grande diversité religieuse et nationale, comme nous allons le voir.

Notons que la Syrie est deux fois plus grande que la Jordanie, pays voisin, neuf fois plus grande que son « ennemi » historique que constitue Israël et dix huit fois plus grande que le territoire du Liban, dont une bonne partie de la classe dirigeante syrienne estime qu’il a été inutilement distingué du territoire syrien.

La Syrie compte en effet entre 8 et 10 % de chrétiens de toutes confessions, allant des Grecs orthodoxes d’Antioche (près de 550 000 fidèles) pratiquant le rite grec en grec ancien et en arabe classique, aux protestants en passant par les catholiques arméniens, l’église apostolique arménienne (340 000 fidèles en Syrie), l’Eglise melkite ou encore l’église Nestorienne ou assyro – nestorienne qui compte encore 25 000 fidèles dans le pays.

La population musulmane de Syrie est également l’objet d’une certaine diversité, puisque le pays compte environ 70% de sunnites, mais aussi environ 10 % d’alaouites (une partie des chi’ites), minorité religieuse dont sont issus les Assad et qui contrôle une bonne partie de l’armée régulière, ainsi qu’un certain nombre de chi’ites d’autres obédiences.

Et singulièrement des chi’ites duodécimains, qui constituent la lecture majoritaire de l’islam en Iran, Irak ou encore au Bahrein.

La diversité ethnique du pays est aussi marquée par la présence de Kurdes (environ un dixième de la population), et de minorités pratiquant des religions peu répandues comme les Yézidis ou, de manière plus importante, les Druzes comme au Liban.

On trouve aussi en Syrie des peuples rencontrés dans d’autres pays, notamment des Tcherkesses ou Adyguéens, Turkmènes que l’on peut retrouver par exemple en Iran et en Turquie, mais aussi au Turkménistan, ex république soviétique ou dans les trois entités  de la Russie que sont les républiques d’Adyguée, de Karatchaiévo Tcherkessie et Kabardino Balkarie, situées aux confins de la Russie et du Caucase.

L’histoire de la Syrie est évidemment assez riche et nous n’allons pas revenir sur ses différentes époques, qu’il s’agisse des Séleucides, la dynastie hellénistique qui fit suite à la conquête du pays par Alexandre le Grand, de la grande époque des Omeyyades qui fut du pays l’un des premiers grands Etats musulmans, ou encore du règne du célèbre Al Malik An Nasir Salah ad Din Yusuf, plus connu en Occident sous le nom de Saladin, calife ayyoubide de la fin du XIIe siècle, de l’époque des Mamelouks puis de la conquête par les Seldjoukides qui firent de la Syrie l’une des provinces de l’Empire ottoman jusqu’au terme de la Première Guerre Mondiale.

En vertu des dispositions du traité de Sèvres, régissant les rapports entre l’Empire ottoman, partenaire vaincu des Empires centraux et les puissances alliées victorieuses, la Syrie fut placée sous mandat français et l’Irak, dont on savait qu’il était déjà riche de ressources pétrolières, sous mandat britannique.

Ainsi démembré, l’Empire ottoman fit l’objet, par le biais de l’accord Sykes Picot, accord secret signé en 1916 par le secrétaire britannique au Foreign Office Sir Sykes et l’ambassadeur de France Georges – Picot (une famille que l’on retrouve aussi dans la banque et les affaires, et un peu en politique encore aujourd’hui), de ce partage qui prévoyait déjà de dissoudre l’ancienne Syrie en distinguant le Liban et en faisant de la Palestine une région sous mandat international dont l’avenir serait fixé plus tard…

C’est face à la France que l’affirmation d’indépendance syrienne s’est exprimée, non sans avoir constaté, dès 1920, la naissance du Liban, sur la base plus ou moins historique de l’antique Phénicie mais surtout sur celle de ménager un Etat chrétien dans la région du Moyen Orient, le Liban originel étant majoritairement maronite…

Et accessoirement de permettre qu’existe un pays commercialement et économiquement intéressant pour les pays occidentaux, de par ses traditions en la matière…

L’indépendance du Liban sera confirmée en 1943, peu de temps après le passage de la Syrie sous le contrôle de la France libre, et une Constitution sera établie dans le pays, organisant un partage du pouvoir entre chrétiens maronites, musulmans sunnites et musulmans chi’ites et répartissant les sièges de l’Assemblée Nationale à raison de l’importance relative de chaque confession reconnue.

Cette solution, choisie par le mandataire français, sera à l’origine de la terrible guerre civile qui frappera le Liban à compter  de 1975, l’équilibre né de la situation initiale ayant été bousculé par les développements des crises proche orientales.

Sans compter le fait que le pays était, par habitude, contrôlé par les grandes familles maronites au détriment des autres confessions.

La Syrie indépendante est très majoritairement un pays musulman mais il convient cependant de ne pas oublier que la région a connu une diaspora particulièrement importante, puisqu’elle est estimée à 18 millions de personnes, descendants compris, évidemment.

Elle a aussi subi les conséquences des choix du mandataire français qui avait séparé un temps les destinées des régions de Damas et d’Alep, et qui a distingué de l’ancienne province ottomane de Syrie un certain nombre d’éléments, notamment le sandjak d’Alexandrette (Iskenderun en turc) et la Cilicie, rendus à la Turquie kémaliste et de plusieurs régions kurdes.

Cette diaspora est notamment très présente en Amérique Latine (ce sont ce qu’on appelle les « turcos », émigrés syro libanais), mais aussi en Amérique du Nord ou encore en Europe.

Ainsi, en Amérique Latine, sur la période courant de 1860 à la fin de la Première Guerre Mondiale, plus de
700 000 Syro Libanais sont venus s’installer (chiffre évidemment à comparer avec la population historique des deux pays, estimée en 1860, selon les sources, entre 2,5 et 3 millions d’habitants), formant assez vite une population largement consacrée aux activités commerciales et s’élevant assez rapidement dans les sphères les plus élevées des sociétés locales.

Une partie de la classe politique latino américaine est d’ailleurs issue de cette émigration, même sans avoir toujours été remarquable en tous points (Carlos Menem ou Abdala Bucaram, anciens Présidents respectifs d’Argentine et d’Equateur, qui n’ont pas laissé d’impérissables souvenirs).

Même si la région du Mont Liban, aujourd’hui au Liban, est le foyer principal de cette émigration, elle a toutefois touché l’ensemble de l’ex province ottomane de Syrie et concerné d’abord et avant tout les populations de confession chrétienne.

Le mandat français, entre 1918 et avril 1946, date effective de l’indépendance de la Syrie par regroupement des provinces de Damas et d’Alep, a également favorisé le développement de quelques « différences », les alaouites (la confession des Assad) ayant par exemple été relativement favorisés dans leur réduit du Nord Ouest du pays, autour du gouvernorat de Lattaquié.

Lattaquié et Tartous sont les deux gouvernorats à majorité alaouite, tandis que le Gouvernorat d’Alep est le plus peuplé de ceux peuplés par les sunnites.

A contrario, les gouvernorats d’Al Hasakah et Ar Raqqah, dans la partie Nord Est du pays, sont marqués par la présence kurde dont on ne souligne pas trop, d’ailleurs, qu’elle fournit des combattants qui affrontent les forces rebelles.

Laissons de côté un peu l’histoire et la géographie de la Syrie et revenons en à la situation d’aujourd’hui.   En 2011, la Syrie connaît, ou peu s’en faut, le même mouvement que dans d’autres pays arabes (Tunisie, Egypte, Bahrein, Libye), avec une spécificité particulière, celle qui veut que l’armée aux ordres d’Assad réagit avec une vive énergie, du fait d’un recrutement quasi exclusif de ses chefs dans la communauté alaouite et de 70 % des militaires de carrière.

Il y a donc, d’une certaine manière, des intérêts communs à défendre entre le régime et l’armée, ne serait ce que pour cette raison.   Au demeurant, la Russie ( à la suite de l’URSS) dispose toujours d’une base militaire et navale à Lattaquié, principale ville du pays alaouite.

Les troupes réservistes, c’est à dire les appelés, sont, pour leur part, plus « conformes » avec la diversité du pays, c’est à dire majoritairement sunnites.

Cette coupure, notons le, n’a rien de surprenant dans un pays où, sous l’époque du mandat français, on avait déjà favorisé la constitution de forces militaires et de gendarmerie essentiellement composées par des Alaouites, des Druzes ou des Kurdes, c’est à dire de l’ensemble des minorités…

Et il ne faut guère s’étonner que les déserteurs de l’armée venus épauler les rebelles soient justement issues de la réserve.

Les forces armées syriennes disposent d’une marine de taille réduite, composée de deux frégates, et d’un nombre relativement conséquent de navires légers (vedettes lance missiles, chasseurs de mines et autres), comme on le voit souvent dans des armées de ce type ; d’une aviation largement constituée d’appareils russes (les avions sont estimés entre 700 et 1 000 opérationnels) et surtout, une armée équipée de 3 600 chars de combat, de 4 000 blindés divers, d’un millier de canons automoteurs, entre autres.

Outre les soldats d’active, l’armée syrienne peut aussi compter sur les 80 000 hommes des milices des Forces nationales de défense, les 50 000 de « l’Armée du peuple », essentiellement des chi’ites et des alaouites, et les 20 000 hommes issus des milices du Ba’as et du courant chi’ite. On sait de source sûre que des combattants du Hezbollah libanais, des instructeurs iraniens et des fedayin du Front Populaire de Libération de la Palestine tendance Commandement général (mouvement d’Ahmad Jibril) mènent le combat aux côtés des forces loyalistes.

Du côté des rebelles, il y a d’abord l’Armée Syrienne Libre, composée, selon les sources, de 50 à 80 000 combattants, souvent déserteurs de l’armée, et équipés comme une force d’infanterie légère.

La « solidité «  de l’Armée est toutefois questionnée, ses forces étant plutôt assimilées, selon certains observateurs, à un conglomérat de milices plus ou moins dirigées, et plus ou moins efficaces, qui n’auraient pas l’onction des mouvements jihadistes.

Il y a ensuite le Front Islamique de Libération Syrien, fort de 37 000 combattants selon les évaluations fournies au mois de mai dernier, implanté notamment dans le gouvernorat d’Idlib, près du réduit alaouite mais aussi limitrophe de la Turquie.

Le Front est largement pénétré par les thèses des Frères musulmans et des Salafistes et soutenu par la Turquie et le Qatar.

Il est d’ailleurs accusé par les autres forces de l’opposition de monopoliser l’aide militaire qui transite par la Turquie.   Il y a également un Front Islamique Syrien, d’une force aujourd’hui estimée à 13 000 combattants, d’inspiration salafiste et  largement sunnite, singulièrement présent dans les gouvernorats de Homs et d’Hama et qui a perdu environ la moitié de ses forces, malgré le soutien avéré des monarchies du Golfe, et notamment du Koweit.

Et l’on trouve aussi Al Nusra, la branche syrienne d’Al Qaida, organisation reconnue comme terroriste par une bonne partie des pays occidentaux et qui peut compter sur environ 6 000 combattants, même si le recours aux attentats et aux voitures suicide est la spécialité de l’organisation.

Enfin, comme cela a été prouvé dans plusieurs reportages, une dizaine de milliers de moudjahidin (combattants) d’origine étrangère, venus de la Bande de Gaza, d’Afghanistan, parfois d’Europe, sont venus prêter main forte à l’opposition syrienne.

Comme on le voit, tout le problème dans cette guerre civile syrienne tient sans doute à la « qualité » de l’opposition militaire au régime en place, de plus en plus largement tenue par les islamistes et salafistes, ce qui rend particulièrement complexe la question de l’intervention occidentale.

D’autant que d’étranges alliances apparaissent derrière les uns et les autres.   Sur un plan diplomatique et/ou militaire, la Syrie bénéficie du soutien indéfectible de la Russie et de la Chine, qui se sont toujours opposées à la moindre résolution de l’ONU sur le conflit.

Pour les Russes, outre leur présence sur le terrain avec leurs bases de Lattaquié et Tartous, l’expérience de la Libye ne peut pas être renouvelée.

On notera cependant dans cette affaire que Poutine s’oppose à Recep Tayyip Erdogan, le premier Ministre turc, soutien des rebelles, dont le Parti (l’AKP) est pourtant l’allié des conservateurs anglais et de Yedinaya Rossiya au Conseil de l’Europe.

La plus grande partie des puissances émergentes, sans soutenir le régime d’Assad pour autant, s’oppose de toute manière à l’option militaire.

Du côté des soutiens à la rébellion, figurent donc en bonne place, d’une certaine manière, les Etats Unis et la France qui, dans cette affaire, devrait sans doute y réfléchir à deux fois.

Le débat parlementaire mené cette semaine aux Communes et qui a conduit à rejeter la participation du Royaume Uni à toute opération militaire devrait en effet inciter à peser les choses avec mesure…

Car les alliés des rebelles sont, pour l’essentiel, les féodalités du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Qatar, Bahrein, Koweit) qui ne sont pas des parangons de démocratie vivante et qui se mènent, pour certains d’entre eux, une « guerre » sans nom, plus ou moins feutrée, pour affirmer leur primauté de la lecture de l’islam.

Notons qu’il est tout de même assez surprenant de constater que la France est, dans le cas syrien, aux côtés du Qatar dont les subsides ont largement alimenté les forces islamistes que nous avons combattues au début de l’année au Mali…

Il y a donc beaucoup d’hypocrisie dans cette affaire, d’alliances variables et de circonstance, surtout quand on garde à l’esprit que nos industries militaires viennent enfin de signer un contrat avec l’Arabie Saoudite portant sur des achats pour environ un milliard d’euros, et visant à moderniser certaines des unités de la flotte du Royaume.

L’hypocrisie va d’ailleurs sans doute jusqu’à cette fameuse notion de « red line » ou ligne rouge que la présidence Obama a utilisé pour justifier d’une possible intervention.

Quand on en est à 100 ou 200 000 victimes, quand dix pour cent des habitants d’un pays sont contraints de déménager et, pour certains, d’aller camper dans des camps de réfugiés à l’étranger, quand l’affaire a commencé voici deux ans et demi, on peut se demander si le franchissement de ligne rouge (ou blanche ou jaune) n’a pas déjà été effectué.

Le prétexte (le recours à l’arme chimique) laisse d’ailleurs circonspect.

D’une part, parce que la Syrie n’a jamais signé la convention internationale d’interdiction des armes chimiques (ce qui, en soi, est condamnable mais qui doit suffire pour justifier, du point de vue syrien, de s’en servir).   D’autre part, parce que les Etats Unis sont toujours détenteurs de stocks de telles armes et qu’ils ont même demandé (comme la Russie d’ailleurs) un délai supplémentaire pour éliminer ces stocks.

Et il y a eu, depuis le début 2011, suffisamment de faits épouvantables (tortures de prisonniers de guerre, notamment, et ce des deux côtés) pour arguer d’une intervention.

Sauf, qu’évidemment, entre 2011 et aujourd’hui, la France avait assez à faire avec ses propres aventures en Côte d’Ivoire et en Libye et que les Américains étaient assez préoccupés par leur retrait d’Afghanistan et la campagne présidentielle de 2012 pour s’intéresser vraiment à la Syrie…

L’autre problème, évidemment, c’est que la guerre civile en Syrie, même si elle se déroule avec des soutiens étrangers plus ou moins discrets, est une affaire intérieure du pays.

Et que la vocation de l’ONU, en matière de conflits, est de s’intéresser par principe aux confrontations intéressant deux ou plusieurs Etats.

Et que le soutien aux populations civiles, mis en œuvre dans d’autres cas, est ici relativement complexe à motiver, puisque les rebelles sont, souvent, aussi peu fréquentables que les troupes loyalistes.

Les formes d’intervention qui semblent avoir la cote (bombardement aérien ciblé sur des objectifs militaires) ont un air de déjà vu.

On se souviendra, à ce propos, des reportages de commande produits pendant la guerre du Golfe sur l’efficacité des missiles Patriot (sol air) et Tomahawk (missiles de croisière lancés depuis la mer), quintessence des productions de Raytheon, société d’armement US dont les actions ont connu une montée à Wall Street depuis que la perspective d’une intervention s’est dessinée.

Une efficacité sérieusement questionnée puisque, pour les Patriot, notamment, les enquêtes menées par le Congrès ont fini par avancer l’idée d’une efficacité des tirs (atteinte de la cible) à hauteur de 10 %. ..

L’autre aspect, c’est d’ailleurs qu’un « coup de semonce » ou même une « punition » du régime syrien, au motif d’avoir utilisé des armes chimiques, ne risque pas de faire autre chose que de prolonger l’escalade, alors même que, sur le plan militaire, il semble bien que les rebelles, victimes de leurs divisions, soient en difficulté.

Pour l’heure, en effet, les rebelles ne contrôlent pas de zones fortement peuplées du pays, même s’ils ont acquis des positions du côté d’Alep.

Et qu’ils sont combattus, dans les gouvernorats du Nord et du Nord Est du pays, par les forces kurdes.   Damas est partagé, certes mais l’essentiel de la capitale reste favorable à Assad.   Quant à Alep, seconde ville du pays et enjeu des combats les plus sévères, elle semble également assez partagée entre les deux camps.

L’option militaire choisie par Obama et Hollande risque donc de constituer un échec du point de vue des objectifs recherchés, d’autant que, sur le terrain, rien ne permet aujourd’hui de construire une alternative politique « acceptable «  et démocratique au régime en place.

En tout cas, de reniement en tergiversation, d’hésitation en hypocrisie, la véritable communauté internationale voit la situation syrienne se dégrader, le pays étant d’ores et déjà pratiquement ruiné (effondrement du PIB), et toute la société étant gangrénée par les maux issus de la guerre.

Les risques de partition du pays sont réels et une telle issue ne pourrait constituer une solution politique acceptable.

Tout laisse donc craindre que le sort des armes, finalement favorables au régime, ne conduise à l’échec des rebelles, sans rien faire d’autre que de nourrir dans bien des endroits du pays une profonde aversion contre Assad.

Et laisser ouvertes quelques blessures qui mettront fort longtemps à guérir.

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