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ELECTIONS EUROPEENNES : VIVE LE MELANGE DES GENRES

 

D’aucuns ont glosé depuis dimanche 26 mai dernier sur la hausse de la participation aux élections européennes et le fait qu’elle ait, selon les données fournies par le Ministère de l’Intérieur, dépassé les 50 % (d’assez peu il est vrai avec un pourcentage de 50,12%) est apparu comme une sorte de « sursaut démocratique ».

On en viendrait presque à oublier que le premier tour des législatives 2017 avait intéressé 48,7 % des inscrits et s’était traduit par la validation de  22 654 164 bulletins exprimés.

Pour ce scrutin européen, en attendant la confirmation officielle, nous en sommes à 22 655 174 bulletins exprimés, soit exactement … 1 010 de plus !

Une telle situation (assez originale je dois l’avouer) pourrait entraîner , assez rapidement, à produire sur le résultat de l’élection une analyse de caractère arithmétique alors que la politique est d’abord une affaire de rapports de forces et donc d’énergie et de contre énergie cinétique.

Prendre le niveau national de l’élection comme base de calcul consisterait en effet à gommer la part relative des différents territoires et électorats au sein du corps électoral ayant exprimé un choix.

Pour ne donner qu’un exemple, parmi d’autres.

On pourra constater que la Guadeloupe comptait 74 598 exprimés en  juin 2017 et en a enregistré 38 256 ce dimanche, soit un peu moins d’un électeur sur huit, cette situation conduisant à faire du Rassemblement National le premier parti de l’archipel avec 9 072 suffrages.

Pour mémoire, lors du scrutin présidentiel de 2017, les Guadeloupéens avaient été 112 242 à voter pour l’un des candidats, plaçant en tête du scrutin Emmanuel Macron (33 930 voix) devant Jean Luc Mélenchon (27 081 suffrages).

Marine Le Pen avait recueilli alors 15 159 voix, un petit millier de moins que le champion de la droite classique, François Fillon.

Il convient donc de se méfier de certains pourcentages ronflants puisque le score du RN, pour ce scrutin, est inférieur, en voix, à celui de la présidentielle, et qu’il convient de se souvenir de la désaffection des électeurs pour Les Républicains, passés ici de 16 305 à …2 169 suffrages.

Sans parler de la performance de Jean Luc Mélenchon qui n’a retrouvé, entre Basse Terre et Le Gosier, que …4 957 de ses suffrages 2017.

Dans le même ordre d’idées, on n’a pas observé de hausse de la participation électorale dans certaines villes populaires de la banlieue parisienne (Garges les Gonesse, Sarcelles, Aubervilliers, Saint Denis) et la même observation peut valoir ailleurs.

On constate le même phénomène à Vénissieux, où le nombre des exprimés baisse d’environ une centaine de suffrages, Roubaix ou Marseille   1er arrondissement .

Ceci dit, si l’on s’arrête sur la performance purement arithmétique de chaque parti, on constate un certain nombre de mouvements.

La France insoumise de Jean Luc Mélenchon avait ainsi, lors du scrutin législatif, réuni 2 497 622 voix, et en retrouve 1 428 548, soit un million de moins ou peu s’en faut.

La perte est moindre, en nombre de voix, pour son ancien allié, le Parti Communiste Français, passant de 615 487 à 564 905 suffrages, soit une déperdition d’un peu plus de cinquante mille suffrages, qui peut correspondre, peu ou prou, au « bonus » dont pouvaient bénéficier les candidats de ce parti en situation d’être élus dans certaines circonscriptions.

Pour le Parti socialiste, allié au mouvement Place Publique et à Nouvelle Donne, entre autres, le nombre de voix s’est fixé à 1 402 965 suffrages, alors qu’un Parti encore traumatisé par le résultat de Benoit Hamon avait réuni 1 685 677 voix.

La perte est donc de près de trois cent mille suffrages et peut être majorée par la disparition des 106 311 votes des candidats radicaux de gauche en 2017.

Les candidats écologistes avaient réuni 973 527 voix en juin 2017 quand la liste de Yannick Jadot est parvenue à 3 054 521, soit une hausse supérieure à deux millions de votes, une progression supérieure à la somme des reculs jusque là observés.

Si l’on admet que les votes Jadot viennent de la gauche et que l’on procède donc à la totalisation des suffrages, nous avions en 2017 6 416 119 votes.

 En 2019, ce total atteint 7 368 983 suffrages, soit une hausse proche d’un million de votes.

La gauche semble donc mal en point et plutôt convalescente mais, sur un nombre de suffrages quasiment identique, elle ne souffre pas du même résultat qu’il y a deux ans.

L’une des raisons en résiderait – elle dans la désaffection relative des électeurs à l’endroit de la République en Marche ?

On peut le penser puisqu’en juin 2017, les candidats REM avaient réuni 6 361 269 voix, somme majorée des 932 227 votes recueillis par les candidats du Modem, soit 7 293 496 au total.

En ce 26 mai 2019, la liste Renaissance a rassemblé 5 078 781 votes.

Une perte de plus de 2,2 millions de votes qui devrait interpeller le parti gouvernemental.

D’autant que la droite s’est quelque peu restructurée…

En 2017, nous avions 3 573 427 votes pour les candidats Républicains, 890 765 suffrages divers droite et Debout La France, plus 3 058 774 votes Front National et autres candidats d’extrême droite.

Soit un bloc de 7 522 966 suffrages au total.

En 2019, le Rassemblement National a réuni 5 286 279 suffrages, les Républicains 1 920 520, Debout La France 795 484 et la liste UPR de Pierre Asselineau 265 524, quand Florian Philipot recueillait 147 137 votes.

Cet ensemble réunit donc 8 414 944 suffrages, une hausse de près d’un million de votes sur les législatives, mais avec une distribution si différente qu’on est bien contraint de se rendre compte que la simple arithmétique ne suffit pas.

A ce stade, il faut donc remonter à la source (l’élection présidentielle) et se demander quelles forces ont provoqué une telle évolution.

On peut, par exemple, penser que les 7 millions de voix de Jean Luc Mélenchon (qui ne se sont retrouvés, de manière arithmétique, que pour un cinquième lors de ce scrutin européen) se sont répartis entre le soutien aux différentes listes de gauche et, pour une proportion essentielle, à la masse des abstentionnistes, sans retour, par exemple, au bercail socialiste d’antan.

Une enquête « boca de urna » nous donne d’ailleurs de précieuses indications sur le phénomène bien connu de l’abstention différentielle, ce processus qui participe de la mesure de la mobilisation des électorats potentiels de chaque force politique.

Et qui conduit à relativiser l’influence de tel ou tel parti dans certaines catégories d’âge ou classes socio professionnelles.

Si un parti fait 40 % des voix dans une classe sociale dont 40 % des membres sont venus voter, soit 16 % des inscrits, comment considérer les 30 % d’une autre catégorie, votant à 60 %, soit 18 % des inscrits ?

Si l’on prend en compte la participation relative des électorats 2017, on se retrouve donc avec 45 % des électeurs Mélenchon, 62 % des éleeteurs Hamon, 60 % des électeurs Macron, 56 % des Electeurs Fillon, 52 % de ceux de Dupont Aignan et 57 % des électeurs de Marine Le Pen.

La force de Marine Le Pen, c’est que 78 % de ces électeurs ont confirmé leur choix de 2017, soit donc 0,78 x 0,57 = 0,4446 ou, plus comptablement, 3 414 000 voix environ.

Un nombre que l’on peut rapprocher des 5 286 279 suffrages pour indiquer que les deux tiers du vote lepéniste participent d’une forme de « socle électoral ».

Un socle plus difficile à contrôler pour La République en Marche dont l’équation constitue un ensemble de 57 % de 60 %, soit 0,6 x 0,57,  soit 0,342 de l’électorat Macron.

Ce qui représente environ les six dixièmes des voix obtenues ce 26 mai et 2 960 000 électeurs.

Le complément (plus de deux millions de suffrages) nécessite interrogation.

L’électorat Fillon s’est mobilisé dans des proportions non négligeables encore, sans doute en grande partie de par sa composition interne (plus âgé et issu de classes sociales plus favorisées).

L’équation Fillon, c’est 56 % de 7 212 995 électeurs qui viennent voter, soit 4 040 000 environ.

Le problème pour les Républicains c’est qu’ils n’ont retrouvé que 37 % de ce corps électoral (un peu moins d’1,5 million d’électeurs) pour confirmer leur vote 2017.

Par contre un gros quart (environ 1,1 million) sont venus renforcer En Marche et un petit cinquième (plus ou moins 720 000) ont bonifié le score lepéniste.

Ce qui veut dire que le report des électeurs Fillon sur REM et RN a constitué, dans les deux cas, la moitié de l’excédent de votes de ces listes sur leurs électeurs « d’origine ».

Le vote « utile » a donc puissamment desservi Les Républicains, phénomène qu’aucun sondage d’opinion n’avait véritablement prévu et qui pose donc, a priori, la question de la validité de la loi sur l’égalité de traitement entre partis pendant les campagnes électorales votée au début de la présente législature.

Le comportement des électeurs REM est intéressant à suivre puisque la même enquête nous indique qu’un gros quart des votes Macron de 2017 se sont replacés à gauche.

14 % d’électeurs Macron dans le vote en faveur de la liste Jadot, cela fait un apport de 730 000 voix environ et 11 % pour la liste Glucksmann, cela en ajoute 570 000 votes au total précédent.

De fait, l’apport d’électeurs de droite pour la liste Renaissance a bel et bien compensé le départ (ou le retour?) de votes vers la gauche.

Terminons avec les électeurs de Benoit Hamon, de la liste PS et de la liste EELV.

Comme nous l’avons vu, l’électorat de Benoit Hamon s’est mobilisé à 62 %, soit 1 420 000 électeurs.

23 % ont revalidé leur vote Hamon, soit 330 000 voix. Celui ci a vu se reporter sur lui 6 % des électeurs Mélenchon, soit 190 000 voix et 2 % des votes Macron, soit 100 000 votes pour un total de 620 000 suffrages assez proche de 715 000 bulletins finalement validés.

Pour le vote Glucksmann (1 400 000 voix environ), on aura noté le rapatriement de 570 000 suffrages de la liste En Marche, 430 000 issus du vote Hamon et un peu de votes Mélenchon (environ 285 000), ce qui fait du vote pour la liste socialiste un rassemblement de morceaux un peu épars .

Terminons avec la « surprise du chef », le score relativement élevé de  la liste EELV, avec plus de trois millions de bulletins.

Il semble bien que les marches pour le climat et autres grèves aient eu plus d’effets sur les choix politiques des électeurs que les âmes errant sur les ronds points avec un gilet jaune.

Comme nous l’avons vu, 730 000 électeurs REM de 2017 ont choisi la liste Jadot.

Mais c’est aussi le cas de près d’un quart des électeurs Hamon, soit 340 000 et d’un cinquième des électeurs Mélenchon, soit un nombre supérieur à 600 000.

La liste EELV a également bénéficié de l’apport de 160 000 électeurs Fillon, de 40 000 électeurs Dupont Aignan et, … de près de 400 000 voix lepénistes.

Dernier point livré à la réflexion : l’électorat de ces européennes est, une fois de plus, relativement âgé.

Le scrutin n’a en effet mobilisé que 39 % des 18/24 ans (qui bénéficient souvent de l’inscription automatique sur les listes électorales) et 40 % des 25/34 ans.

Pour les plus de 60 ans, le taux de votants atteint 62 % et 65 % pour les plus de 70 ans.

Un peu comme une image inversée de la participation des plus jeunes électeurs.

L’autre enseignement de point de vue est le fait que plus l’électorat est âgé, plus le vote en faveur de la droite et du RN est élevé.

Entre 18 et 24 ans, 50 % des électeurs ont voté sur l’arc « PCF -EELV » tandis que le RN est en tête chez les 50/59 ans et En Marche chez les plus de 70 ans.

Dernier point sur la participation et sa remontée sur l’ensemble des pays de l’Union.

On évoque ainsi un taux de 51 % de votants au niveau continental, bien au dessus des 42,6 % du scrutin de 2014.

Ce qui fait peu ou prou 32 à 35 millions d’électeurs de plus.

Un certain nombre de pays ont une participation demeurant inférieure à 50 % : Bulgarie, Chypre, Croatie, Estonie, Finlande, Hongrie, Irlande (49,7 % dans ce dernier cas), Lettonie, Pays Bas, Pologne, Portugal, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie.

A noter que la France (avec 50,1 % de votants) et la Roumanie (avec 51 %) sont juste au – dessous d’une moyenne qui n’est réellement dépassée que par les pays au vote obligatoire (Belgique et Luxembourg).

Il est par ailleurs conseillé aux penseurs européens de prévoir, pour que leur scrutin attire le chaland, une autre élection le même jour dans chaque pays de l’Union.

Songez par exemple que la Lituanie est passée de 47,4 à 53,5 % de votants au seul motif d’avoir organisé le même jour …une élection présidentielle !

L’idée avait déjà été utilisée lors du scrutin précédent…

En Espagne, un mois après des élections générales anticipées qui avaient vu la victoire des socialistes du PSOE, les européennes étaient couplées avec des élections régionales pour douze des communautés autonomes du pays et, surtout, des élections municipales.

Résultat : la participation électorale a fait un bond, passant de 43,8 à 64,3 %.

Concrètement, cela a ajouté plus de 6,6 millions de bulletins dans les urnes…

En Allemagne Fédérale, la participation a sensiblement cru, passant de 48,1 à 61,4 %, soit une hausse de 8 millions du nombre d’électeurs.

L’organisation d’un scrutin régional à Brême et de municipales dans dix Länder sur seize dont les cinq de l’ex RDA ont sans doute facilité cette progression sensible.

En Roumanie, enfin, l’un des rares pays de l’Est à enregistrer une participation supérieure à 50 %, un referendum a été organisé le jour des européennes et a facilité la mobilisation du corps électoral.

Il semble par ailleurs que cette conjonction des scrutins ait permis de réduire les effets de l’influence locale de certains candidats et de « nationaliser » certains résultats.

          

FASHION WEEK A RALLONGE A PARIS : LE JAUNE EST TENDANCE

On pourrait s’étonner du silence relatif de ce site depuis plusieurs mois, d’autant que l’actualité continue d’offrir son lot de sujets de réflexion.

Mais il se trouve que, quelque peu fidèles à une certaine ligne de conduite, nous avons fait le choix du recul pour mieux appréhender la globalité des choses, une fois que les faits auraient commencé de livrer leur vérité.

Au début, en apparence, il n’y a pas grand-chose.Comme nous n’avons guère de vendeurs de bananes à la sauvette dans les rues de nos villes (tout au plus trouve t-on dans certains quartiers de la capitale et de banlieue des cartes téléphoniques prépayées et des cigarettes de contrebande), c’est autour du prix de l’essence, devenu excessif au regard de la capacité financière de nombreux automobilistes, que s’est polarisé, dans un premier temps, ce que l’on a appelé (et qu’on appellera sans doute encore quelques années) le « mouvement des gilets jaunes ».

De la couleur fluo de ces vêtements à la coupe sommaire ; destinés à éviter qu’un conducteur en panne ne se fasse hacher menu par un autre, en situation de rouler, il n’y a pas grand-chose à dire.

Le fait qu’une partie des gilets jaunes portés dans l’Hexagone soit fabriquée Outre Quiévrain ne change pas grand-chose, sinon de permettre à nos voisins wallons et flamands de disposer d’un outil de « ralliement » de leur propre colère avec les voisins fransquillons…

Objet destiné à la Sécurité routière, donc, le gilet jaune a même été porté par Karl Lagerfeld, il y a plus de dix ans, quand il est devenu obligatoire (merci Nicolas Sarkozy !) et que le défunt designer de Chanel avait tenté de lancer une ligne de vêtements avec.

Notons donc rapidement, première ironie de l’Histoire, que l’objet de sécurité (se faire voir pour éviter les ennuis) est devenu un instrument d’insécurité et ce, à double titre.

sUn, parce que chaque manifestation des « gilets jaunes » a été comparée, toutes proportions gardées, par les grands médias d’information au passage probable d’une horde de Huns au cœur des villes, obligeant au déploiement de forces policières fort sollicitées et à des mesures de précaution faisant la part belle aux menuisiers spécialisés dans la protection des vitrines commerciales.

Deux, parce que participer à une des manifestations du mouvement, qu’il s’agisse de l’occupation statique des rond- points directionnels dont toutes les entrées de villes sont désormais pourvues ou de défilés plus conséquents dans les rues et villes évoquées dans le paragraphe précédent, c’est exposer à la vindicte policière, faite de jets continus de grenades lacrymogènes, d’interpellations par rafales, d’usages quasi incontrôlés de la force et des lanceurs de balles de défense, de recours à la garde à vue en masse, et de maintes formes de vexations et d’intimidations diverses, allant du bris de lunettes au refus de confier à l’expertise d’un médecin l’examen du crâne fendu d’un manifestant…

Les chiffres sont éloquents.

Selon le sous Ministre de la Sécurité Publique, Laurent Nunez, il y avait eu, avant les manifestations de ce dernier week-end, plus de 2 200 blessés parmi les manifestations, 1 500 au sein des forces de maintien de l’ordre (quel ordre ?), et rien moins que 13 500 tirs de lanceurs de balles de défense, soit les deux tiers de l’usage de ces armes dites « non létales » sur l’année 2018 !

Après les premières démonstrations de l’année 2018, plus de 5 000 gardes à vue avaient été effectuées et l’activité des tribunaux s’est particulièrement polarisée sur les comparutions immédiates Imposées aux « gilets jaunes » pour aboutir, le plus souvent, à des relaxes ou de simples mesures dites de « rappel à la loi » sans autres poursuites.

Une telle débauche de mesures policières, administratives et judiciaires (même si les tribunaux semblent assez peu enclins à suivre aveuglément les recommandations du Gouvernement en la matière) est rendue possible par une évolution de notre législation, votée par les députés d’En Marche et leurs affidés du Modem, et pour une part non négligeable de la droite, par intégration des critères de l’état d’urgence dans le droit ordinaire.

Nous avons connu deux phases d’application de cet état d’urgence, il y a quelques années, dans le cadre des « émeutes de banlieue » et, plus près de nous, suite à la vague terroriste qui avait conduit entre autres au drame de Charlie Hebdo et à la tuerie du Bataclan et les conditions très particulières de maintien de l’ordre qui avaient alors été mises en œuvre ont été, de fait, banalisées.

Sans, soit dit en passant, que les faits générateurs de ces événements aient été compris à leur juste mesure.

Loin de là, même, puisque le racisme ordinaire continue d’animer l’activité de nos commissariats avec 20 000 plaintes annuelles pour injures à caractère raciste ou xénophobe et 25 000 pour menaces de même nature…

Les maux de la société sont donc une réalité qui a sans doute besoin d’être traitée comme il convient.

Car, de maux, c’est bien ce dont il s’agit quand on s’intéresse aux gilets jaunes.

C’est un mal vivre généralisé, multiforme, faits de désespoir, d’aigreurs, de frustration qui vient à s’exprimer.

Même lorsque les météoritiques leaders du mouvement affectent de parler aux médias avec conviction, solennité ou une apparente détermination, c’est toujours ce qui ressort au fond.

Ce mal vivre qu’il convient de regarder dans les yeux et les faits, et par delà les paravents des conventions sociales de communication.

Un mal vivre que nous allons aborder dans un autre article et contre lequel toutes les législations « anti casseurs » se casseront les dents, comme toujours…

BRESIL : LA FIN DU CYCLE DE LA CHAYOTTE ET DU PIMENT OISEAU ?

Je ne sais pas si vous connaissez la chayotte (mot dérivé du castillan chayote, lui-même issu du nahuatl chayotli) que l’on appelle chouchou à La Réunion et christophine du côté des Antilles mais il s’agit d’une sorte de légume voisin de nos courges et courgettes, présent sur les tables exotiques, en général assez généreusement assaisonné.

Et ce, pour la simple raison que la chayotte ou christophine est plutôt fade et a donc besoin d’être relevée pour être consommée et faire bénéficier les convives de ses qualités naturelles… Continuer la lecture de BRESIL : LA FIN DU CYCLE DE LA CHAYOTTE ET DU PIMENT OISEAU ?