LA GAUCHE AU POUVOIR : QUE METTRE DANS LA COLONNE DE GAUCHE, C’EST A DIRE L’ACTIF ?

Comme cela fait désormais un peu plus d’un an que François Hollande a vaincu le signe indien qui, jusqu’ici, avait réservé à François Mitterrand le bonheur de gérer les affaires du pays et de mener une politique de gauche, nous pourrions presque nous demander, au fil de l’Histoire de notre pays, ce que les expériences politiques de cette nature ont apporté à notre droit, nos institutions,   la société française et ses habitants.

Laissons de côté les expériences radicales socialistes de la IIIe République, en partie consommées en juillet 1914 par une Union sacrée qui vit la SFIO d’alors appeler les ouvriers français à aller joyeusement s’entretuer, sous les ordres d’officiers souvent issus de l’aristocratie décadente, avec leurs confrères sociaux démocrates allemands pour parvenir de suite à la mythique année 1936.

Tout en ayant rappelé que la puissance du mouvement social de l’immédiat après guerre, en 1919, avait contraint le patronat et le gouvernement très à droite de l’époque, a accepter la journée de huit heures.

36, c’est évidemment les congés payés (deux semaines payées à se donner du bon temps, deux semaines qui vont lancer en fait une nouvelle activité économique, le tourisme), mais c’est aussi les conventions collectives, la semaine de quarante heures ou « semaine anglaise », le lancement de l’éducation populaire, la création de la SNCF, le développement d’Air France, l’ouverture du Musée de l’Homme, du Palais de la Découverte ou du Musée des Arts et Traditions Populaires, les prémices du CNRS, la scolarité prolongée à quatorze ans avec l’encouragement à l’innovation pédagogique, la création de l’Office du blé pour assurer aux paysans un prix garanti, etc, etc…

Une œuvre par conséquent porteuse, riche de potentiels futurs de développement économique et social.

2 réflexions sur « LA GAUCHE AU POUVOIR : QUE METTRE DANS LA COLONNE DE GAUCHE, C’EST A DIRE L’ACTIF ? »

  1. Quelques petites remarques :
    – Si le CNC a permis au cinéma français d’exister face à Hollywood en terme de nombre de films produits (plus ou moins 200 par an), on ne peut pas dire qu’il assure vraiment la diversité au sein de la production nationale. Les financements vont souvent aux mêmes genres de films (les comédies ou les films « 2 pièces cuisine »), et quand on est un(e) réalisateur-trice débutant(e) il vaut mieux avoir un bon réseau, sinon, on est condamné(e) à des montages financiers compliqués et/ou mettre des années pour réaliser un film avec les moyens du bord (exemples : Donoma, Rengaine)…

    – Les nationalisations de 1981-1982 ont permis à certaines entreprises, en particulier dans l’industrie, d’échapper à la faillite. Attali, qui a pas mal évolué depuis l’époque où il travaillait pour Mitterrand, le dit lui-même…

    – Parmi les réalisations de l’actuel gouvernement, en plus du mariage pour tous, on peut ajouter la banque publique d’investissement pour les PME, qui ont du mal à trouver des financements auprès des banques « normales ». Le problème, c’est que les effets de ce genre de mesure ne se voient pas rapidement et ne sont pas aussi spectaculaires qu’une nationalisation…

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