Le mistral et le front-national

S’il est souvent présenté, depuis le 22 avril, la situation du Front National comme particulièrement enviable, c’est là oublier un peu rapidement que le parti lepéniste a déjà, dans le passé, connu des jours meilleurs, notamment en 1997, où dans le cadre des élections provoquées par la dissolution de la chambre « bleu horizon » élue en 1993, les candidats du FN obtinrent un total de près de 3,8 millions de voix et 15,2 % des suffrages exprimés.

On rappellera rapidement que, le 10 juin, les candidats du « Rassemblement Bleu Marine » ont du se contenter, si l’on peut dire, de 3,53 millions de suffrages et 13,6 %.

L’abstention, bien plus importante cette année qu’en 1997, et même qu’en 2002 et 2007, conjuguée à cette performance en retrait par rapport à la présidentielle (les candidats marinistes perdent plus de trois millions des suffrages présidentiels du 22 avril), a sensiblement réduit la présence de candidats FN au second tour, en mettant notamment un terme au risque de multiplication des triangulaires.

A tel point qu’on ne pourra certainement pas imputer le succès probable de la gauche (ou l’échec prévisible de la droite) à la multiplication d’élections incertaines à la majorité relative.

Retour sur la situation 1997, avant de parler de celle de 2012.

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