Black day for little whites in november, 6th…

Alors, comme cela, pour quatre ans de plus, les États Uniens, ces Terriens suffisamment étranges pétris de mélanges les plus divers, fruit de moult vagues d’immigration plus ou moins forcée (a t- on jamais pensé qu’aucun des Afro Américains n’a d’ancêtre venu de son plein gré aux Etats Unis et qu’une bonne partie des Européens qui ont peuplé le continent, à commencer par les passagers du Mayflower, le faisaient pour fuir tout le mal qu’on leur faisait? ), ont réélu comme locataire de la Maison Blanche, sur Pennsylvania Avenue, l’élégant, quoiqu’un peu froid, Barack Husein Obama.

Il y a quatre ans, certains y voyaient un puissant symbole, celui d’une des plus grandes démocraties du monde laissant s’installer à sa tête le représentant d’une minorité certes
« visible » (ce qui est un concept assez discutable) mais qui, jusqu’ici, n’avait eu droit qu’aux accessits. Continuer la lecture de Black day for little whites in november, 6th…

Vote des États-Uniens

ÉLECTEUR (n.masc.) : Objet fragile à entourer d’attention ; sujet à sautes d’humeur.

Pour ce message, je vais tout de même jeter un coup d’oeil un peu plus précis sur le vote des États Uniens, dont nous avons pu constater qu’il avait motivé un très large intérêt dans tous les pays du globe, sans doute parce que, de près ou de loin, tous les peuples du monde ont quelque chose en commun avec ce pays.

Cela peut tenir dans une bouteille en verre à la forme originale contenant le liquide gazeux le plus bu au monde comme dans l’attente désespérée de voir la grande démocratie prendre enfin fait et cause pour une cause jusqu’ici perdue et alors retrouvée. Continuer la lecture de Vote des États-Uniens

Règle d’or

UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE

Même si j’avais beaucoup aimé le film d’Ettore Scola qui portait ce titre, ce n’est pas par cinéphilie que ce billet est ici posté.

Je ne sais pas vous, mais moi, en tout cas, suis toujours attentif à ce qui peut se dire et se faire dans l’une de nos deux Assemblées parlementaires, notamment parce qu’il faut bien reconnaître aux agents de nos Chambres de savoir rendre compte avec fidélité au contenu des débats, souvent éclairants (c’est le cas de le dire dans le cas précis) quant au sens que l’on peut donner aux mots.

Et à tout ce qui, dans les postures, les attitudes, les positions adoptées, participe de brouiller l’écoute du citoyen vis à vis de certitudes ancrées, de règles présumées intangibles et de comportements politiques.

Nul doute que l’électeur de base que représente le citoyen (la citoyenne) moyennement informé(e) de la vie politique par les grands organes de presse – un peu plus informé sans doute s’il fait preuve de la curiosité de lire quelques sites Internet qui ont pour eux leur indépendance d’esprit, comme le présent – peut se demander, à la lecture des débats du Sénat de ce 30 octobre, ce que signifie des mots aussi courants dans le discours politique que « droite « , « gauche », « socialiste » ou même simplement « progrès ».

Deux textes à l’ordre du jour de la séance d’hier.

Le premier, l’adoption de la loi organique sur la programmation et la gouvernance des finances publiques (rien que le titre pourrait faire fuir), autrement dit la « règle d’or ».

Cette fameuse règle d’or des finances publiques dont on nous parlât tant pendant la campagne électorale des présidentielles et qui provoqua à l’époque un clivage indépassable, puisque le Parti socialiste, alors dans l’opposition, s’y était justement opposé, rendant impossible toute adoption par la voie constitutionnelle, a donc été adoptée, réunissant dans un ensemble assez surprenant élus socialistes, écologistes, centristes et UMP, la même majorité ou peu s’en faut que celle qui avait adopté le Traité budgétaire.

On rappellera pour mémoire que le gouvernement Ayrault avait déposé un projet de loi de ratification du Traité budgétaire de mars 2012 ( Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance des finances publiques) dont le texte tenait en un seul article, présentant en annexe le texte dudit Traité, dans la rédaction arrêtée par les chefs d’Etat et de gouvernement et pourvu de la signature de Nicolas Sarkozy…

Pas le moindre mot n’avait changé depuis mars dans le texte que le gouvernement a fait ratifier.

Quant à la règle d’or, définie par référence aux dispositions et stipulations du Traité (c’est indiqué en toutes lettres dans l’article premier du projet de loi organique), elle a été l’occasion d’un intéressant débat sur articles où le Parlement a été autorisé à corriger à la marge les dispositions de fond du texte, un certain temps étant notamment passé sur le fait de savoir s’il convenait de permettre à des juges de la Cour des Comptes de sexe féminin de siéger dans une nouvelle autorité administrative indépendante, le Haut Conseil des Finances Publiques.

Dans la suite de son programme, le Sénat devait ensuite examiner une proposition de loi relative à la transition énergétique sobre, consistant entre autres à mettre en place un dispositif de bonus malus sur les factures d’électricité des particuliers.

La proposition de loi mettait un terme à l’un des éléments de fond du service public de l’électricité, à savoir la péréquation tarifaire, c’est à dire le  fait que le kilowatt/heure a, partout en France, le même prix, qu’on habite à Brest ou à Marseille.

Je crois qu’il en est de même pour le timbre poste, d’ailleurs.

Dans le texte soumis à examen, le kilowatt heure changeait de prix en fonction de la Région et les pénalités imposées aux consommateurs d’électricité les plus gourmands (mais ce ne sont pas forcément les plus riches) variables.

Le texte a fait l’objet d’une innovation en Commission : les sénateurs d’un des groupes de la Gauche, le groupe communiste républicain et citoyen,  ont déposé une motion d’inconstitutionnalité à son encontre qui fut d’ailleurs adoptée avec le concours des votes de l’opposition.

Et qui, de fait, est devenue la motion de la commission des affaires économiques.

Ce qui a valu au Sénat de voir le Président (socialiste) de ladite commission défendre ladite motion (pour finalement voter contre) et un autre Sénateur, tout aussi socialiste, et ex rapporteur du texte, intervenir contre la motion.

Vous avez tout suivi ?

En tout état de cause, élus socialistes, écologistes et radicaux se sont retrouvés pour rejeter la motion, mais le fait est que la majorité constituée par les sénateurs communistes, centristes et UMP était plus forte.

Nous ne verrons pas encore la lumière dans cette affaire.

Toujours est il qu’à la lecture du texte, il conviendra qu’on m’explique  tout de même comment la hausse de la facture de l’électricité pour une part importante d’usagers privés pouvait constituer un progrès, alors que, dans l’activité économique, la consommation intensive d’électricité ouvre le droit à une baisse du prix de gros.

PS :  Évidemment, je ne peux que vous inviter à vous rendre sur le dosssier législatif  des deux textes, immédiatement consultables sur le site du Sénat (http://www.senat.fr)

 

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