Réforme du mode scrutin

LA BOÎTE À SURPRISES N’A PAS DIT SON DERNIER MOT.

Réforme, le mot est assez à la mode et s’applique tout aussi bien au texte tendant à transformer les activités bancaires (les spécialistes de la chose semblent laisser entendre  que cela ne change pas grand chose) qu’au droit du travail, dont nous avons vu qu’il faisait l’objet d’une négociation préliminaire d’un nouveau projet de loi sur le sujet.

Mais il s’applique aussi, singulièrement aux institutions politiques de notre pays, sous des auspices tout à fait multiformes avec, un peu en vrac, une modification de la composition du Conseil constitutionnel faisant perdre aux anciens Présidents de la République leur qualité de membre de droit, la réforme du Conseil supérieur de la Magistrature et celle de la Cour de Justice de la République, et, de manière plus directe pour le citoyen, une réforme des modes de scrutin.

On a souvent reproché au système politique de notre pays de comprendre un trop grand nombre d’élections, considérées comme désuètes pour quelques unes, puisque nous élisons des maires et des conseils municipaux (dans le cadre des municipales), des conseillers généraux (élections cantonales), des conseillers régionaux (régionales), des députés aux législatives et un Président à la présidentielle, sans oublier les sénateurs aux sénatoriales dans le cadre d’un scrutin délicieusement suranné, propice à tous les arrangements contre nature…

Cinq niveaux de pouvoir, si l’on compte bien, ce qui fit dire un jour à un Président de
la République que nous étions en face d’un « mille feuilles territorial », oubliant que
la situation est assez proche ailleurs, voire plus complexe encore.

Une réflexion sur « Réforme du mode scrutin »

  1. A propos de réforme du scrutin, le conseil des ministres a approuvé l’abaissement du seuil pour le délégué supplémentaire pour les villes de + de 30000 habitants (je parle bien sûr des sénatoriales) : de 1000 à 800. Il faudra si cela passe ou non

    En ce qui concerne les départementales (nouvelle dénomination des cantonales) la proportionnelle n’aurait pas été de trop (peut-être avec l’instauration d’un seuil )

    Quand au conseil régional, c’est simple. On supprime l’institution pour répartir les fonctions (et financements surtout) au Conseil général et à l’Etat.
    L’intercommunalité dans sa forme actuelle est une belle arnaque (plus globalement la décentralisation actuelle est une arnaque) : un financement qui change tout les ans sur la feuille d’impôts, des compétences floues et comme la loi actuelle sur le cumul est limitée, on se retrouve avec des sénateur-maire-Président de l’intercommunalité.
    J’ajouterais enfin que les communes et intercommunalités n’ont pas été les dernières à augmenter la masse salariale, fait souvent reproché par la droite aux régions et départements majoritairement à gauche.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.