TROUBLES DANS LES ANDINS (seconde partie)

Nous allons désormais parler des deux pays andins où se manifeste avec le plus de vigueur l’incertitude politique en Amérique Latine, rappelant sous certains aspects de méchantes vieilles habitudes.

Commençons par ce qui est l’un des pays les plus développés du continent sud américain, et l’un des plus étonnants, dans le même temps, c’est-à-dire le Chili.

Je ne reviendrai pas sur la forme du pays (qui fait justement penser à une sorte de …chili, l’un de ces piments forts que l’on sert avec de la viande au Mexique) mais bel et bien sur le mouvement social de très grande ampleur, dépassant de très loin la simple affaire de hausse du prix des transports publics, qui est en train de mettre en question le maintien au pouvoir du président post pinochetiste Sebastian Pinera Echenique.

J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer que celui-ci était l’une des plus grandes fortunes du pays .

Il s’est notamment enrichi de la privatisation de la compagnie aérienne nationale Lanchile, a pris des parts dans bien des secteurs d’activité comme la communication avec Chilevision, les mines, le sport en étant un temps actionnaire du populaire club de football Colo Colo, le plus titré des clubs du pays, participant régulier de la Copa Libertadores (équivalent de la Ligue des Champions européens en Amsud).

Celui qui a été surnommé le « Berlusconi «  chilien dispose de bien des atouts et d’appuis importants qui lui ont évité, à plusieurs reprises, les foudres de la justice.

Sa fortune, en partie acquise de manière frauduleuse, est évaluée à 2,7 Milliards de dollars en 2017.

José Pinera, le frère du Président, fut ainsi le père du changement de système de retraite pendant la dictature Pinochet, où l’on passa d’un système par répartition à un système intégral par capitalisation aux effets positifs pour les entreprises (plus de cotisations à verser) et désastreux pour les retraités.

Aujourd’hui, puisque cette « réforme » a encore vigueur dans le pays, les deux tiers des retraités chiliens sont considérés comme vivant sous le seuil de pauvreté.

Là réside au demeurant une des raisons expliquant les taux souvent faibles de la participation électorale dans le pays, celle-ci ayant, par exemple, inférieure à 50 % à l’occasion de la seconde élection de Sebastian Pinera Echenique au Palais de la Moneda.

Sebastian Pinera, qui est catholique pratiquant, compte aussi dans sa famille un ancien Président de la conférence des Evêques chiliens.

Ceci posé, comme l’individu a le sens de l’a propos, il a voté, lors du fameux referendum de 1988 sur la prolongation du mandat de Pinochet à la tête du pays, NON pour que le Chili puisse « passer à autre chose ».

Sebastian Pinera s’est alors affilié au parti de centre droit Renovacion Nacional, proposant une droite à visage moderne, ayant troqué l’uniforme de la Marine ou de l’Armée de terre pour le costume trois pièces, l’attaché case et le téléphone cellulaire branché sur la Bourse…

Une attitude bien en ligne avec la position du grand frère états – unien, quelque peu lassé par le défilé des généraux galonnés auteurs de coups d’Etat plus ou moins bienvenus et réussis, et soucieux de puiser dans le vivier des fonctionnaires internationaux formés dans les Universités américaines, ou dans la classe moyenne supérieure de chaque pays les champions politiques de rechange.

Pinera Echenique répondait à ces critères, comme Noboa en Equateur, Quiroga en Bolivie et d’autres encore comme Macri en Argentine plus récemment.…

Bon, le problème c’est que le Chili est tout de même pourvu d’une certaine tradition progressiste, matérialisée par la reconstitution des partis de la coalition d’Unité Populaire qui avait porté au pouvoir Salvador Allende Goosens, d’autant qu’une partie de la démocratie chrétienne (le parti avait soutenu le coup d’Etat du 11 septembre 1973) avait rejoint le camp de la gauche.

La question, c’est que le compromis de 1988, après la victoire du NO au referendum (voyez le film de Larrain portant le même titre avec cet excellent acteur qu’est Gael Garcia Bernal) passait par la non remise en cause généralisée des « acquis » de la dictature, notamment du point de vue de la situation de services publics réduits à leur portion congrue, et d’une protection sociale quasi inexistante.

Qu’on y songe : selon les cas de figure, les entreprises doivent s’acquitter de 4,76 à 7,81 % de cotisations sociales pour l’ensemble des champs à couvrir (retraite, assurance maladie, chômage).

Lors du dernier scrutin présidentiel, Sebastian Pinera l’avait emporté au second tour face à une gauche divisée, mais s’était retrouvé avec un Parlement où sa formation politique était minoritaire.

Il n’avait en effet obtenu que 72 élus sur 155, en laissant entre autres 20 au Frente Amplio regroupant des forces de gauche et écologistes, 43 à l’alliance des socialistes, des communistes et des radicaux et 14 à la démocratie chrétienne.

Comme de longue date dans le pays, plus vous allez du Nord vers le Sud et plus le vote s’avère favorable aux forces de droite.

Ainsi, la coalition de droite Chile Vamos a obtenu 2 élus sur 5 dans la région d’Atacama, mais avec seulement 30 % des votes.

Mais elle a décroché 6 des 10 élus de l’Araucanie avec 42 % des votes.

Le fait que la coalition soit arrivée première dans onze des quinze régions du pays est pour beaucoup pour la répartition des sièges.

Quant à la situation actuelle, marquée par de très puissantes manifestations populaires, elle devrait mener avant peu à la rédaction d’une nouvelle Constitution, les objectifs politiques du mouvement étant de débarrasser l’Etat de droit chilien des encombrants oripeaux de la période dictatoriale.

Signe des temps, même le footballeur international Gary Medel, soutien de Pinera Echenique, affirme aujourd’hui « soutenir » les manifestations.

Le pays est donc à l’aube de grands changements.

Le tout est de savoir jusqu’où.

Pour la Bolivie en partie voisine, il semble bien qu’il nous ait été donné d’assister à un Coup d’Etat, destiné au renversement du président élu depuis 2006, à savoir Evo Morales Ayma.

Un retour sur l’Histoire du pays s’impose.

De son indépendance en 1825 à 1952, la Bolivie connaît une longue période de relative instabilité politique, les caudillos des premières décennies (Sucre ou Santa Cruz, le premier au pouvoir de 1825 à 1830 et le second de 1829 à 1839), pour certains acteurs de la guerre d’Indépendance (le nom du pays étant inspiré de celui de Simon Bolivar), ont succédé des chefs d’Etat « intermittents », tour à tour victimes ou auteurs de coups d’Etat.

Comme José Miguel de Velasco Franco, cruceño (c’est-à-dire originaire de la région orientale de Santa Cruz) comme nombre d’autres politiques boliviens, qui fut Président par intérim à quatre reprises.

Ou encore Tomas Frais Ametller, issu d’une riche famille potosina, deux fois Président, renversé par un des multiples coups d’Etat militaires de l’histoire bolivienne.

Dans les années 50, après nombre de présidences écourtées (le pays compte quinze Présidents de 1920 à 1950), apparaît le Mouvement National révolutionnaire de Victor Paz Estenssoro, parti politique nationaliste penchant de plus en plus vers la gauche, un peu à l’image de l’APRA péruvienne qui prend le pouvoir en 1952, avant de le laisser à Hernan Siles Suazo, également membre du MNR.

Paz met en œuvre une réforme agraire, instaure le suffrage universel qui donne l’égalité en droit aux masses indigènes du pays, jusqu’alors exclues du champ politique et nationalise les grandes compagnies minières du pays.

Le MNR va diriger les affaires du pays jusqu’à novembre 1964 où le troisième mandat présidentiel de Paz Estenssoro est interrompu, trois mois après son début en août, par son Vice président, le général René Barrientos Ortuño, cochabambino issu de l’aviation dont le poète Nicolas Guillen tracera le portrait satirique sous les traits du « Soldatito Boliviano » de la CIA.

Barrientos, c’est le chef de l’Etat bolivien qui couvrait les Nazis réfugiés dans son pays et pourchassa Che Guevara et ses compagnies dans la jungle du Nancahuazu.

Les heurts et malheurs de la Bolivie connaitront encore le règne de l’infâme dictateur Hugo Banzer (qui tentera, bien des années après avoir quitté le pouvoir, de se faire élire Président du pays par la voie des urnes) et goûtera très vite aux charmes de la nouvelle politique états unienne avec l’Amérique Latine, c’est-à-dire l’élection d’une génération de politiciens conservateurs issus de la «société civile ».

Après un premier intérim civil assuré en 1978 par Lidia Gueller Tejada (la seule femme à avoir jamais dirigé le pays), la Bolivie connut enfin un Président librement élu en 1982 avec le retour d’Hernan Siles Suazo, suivi par Victor Paz Estenssoro, en poste de 1985 à 1989, mais avec un agenda et une ligne politique autrement plus modérée que dans les années 50.

En 1989, les électeurs élirent Jaime Paz Zamora, chef du MIR (mouvement de la gauche révolutionnaire) avant de donner le pouvoir au candidat d’un MNR de plus en plus « recentré », Gonzalo Sanchez de Losada y Sanchez Bustamante.

Les réformes menées par celui-ci conduisirent au retour au pouvoir d’Hugo Banzer, en habits civils, si l’on peut dire, et, après la disparition, de celui-ci, l’installation de « Tuto » Quiroga, riche homme d’affaires, vice Président du précédent et membre de l’Action Démocratique Nationaliste (ADN), parti de droite clairement affiché.

La désastreuse situation économique issue de la gestion Banzer – Quiroga fit le lit d’une nouvelle installation au pouvoir de Sanchez de Losada.

Mais celui-ci ne résista pas aux émeutes et aux tensions de la « Guerre du gaz », et à l’irruption des masses indiennes dans le dialogue politique bolivien.

En 2006, à la surprise générale, le cochabambino Evo Morales Ayma remportait l’élection présidentielle dès le premier tour.

En obtenant en effet 1 544 374 voix (53,72 %), il écrasait la concurrence de Tuto Quiroga (821 745 voix, 28,62 %) et de Samuel Doria Medina (224 090 voix, 7,79 %).

Le MAS (Movimiento Al Socialismo) obtenait par ailleurs 72 des 130 sièges de député à la Chambre et 12 sénateurs sur 27.

La Chambre est élue en Bolivie par référence à la population de chacun des neuf départements du pays selon un système proche de celui utilisé en Allemagne.

C’est-à-dire que la moitié environ des sièges sont attribués au scrutin uninominal et l’autre moitié, au moyen d’un système proportionnel qui, dans chaque cas, compense toute disparité issue du scrutin uninominal.

Exemple : vous avez 10 sièges à pourvoir dans un département (5+5) et un parti, faisant 48 % au niveau départemental, emporte les cinq mandats uninominaux.

Dans ce cas, les cinq autres sont attribués, à raison de l’influence de chaque parti, aux formations réunissant 52 % mais n’ayant obtenu aucun mandat uninominal.

Le Sénat obéit à une autre logique.

On y élit en effet trois sénateurs par département, nonobstant la population de chacun.

Et le parti arrivé en tête obtient deux élus, laissant le troisième au parti arrivé en deuxième position.

En 2006, le MAS était arrivé en tête dans quatre départements sur neuf et deuxième dans quatre autres.

Soit 2*4+ 1*4 = 12 élus.

Mais l’alliance Podemos (de droite) avait remporté les cinq autres départements et obtenu trois secondes places.

Les choses ont évolué par la suite, la première des victoires d’Evo Morales se produisant dans le contexte d’une Amérique Latine de plus en plus orientée à gauche avec le Chili, le Pérou, l’Equateur, l’Argentine, le Brésil, le Vénézuela, l’Uruguay et même le Paraguay.

Un peu cinquante nuances de gauche mais tout de même.

La récupération par la Bolivie d’une bonne part des revenus tirés de l’exploitation des hydrocarbures et notamment du gaz, la mise en valeur de certaines terres agricoles, les avancées sur l’exploitation minière et notamment celle des « salares », réserves de métaux rares., ont fait de la Bolivie de Morales l’un des pays connaissant dans la dernière période la croissance la plus forte.

Avec un recul sensible de la pauvreté et de l’analphabétisme.

Et une affirmation de la diversité du pays, devenu « Etat plurinational de Bolivie », entité reconnaissant à part entière les populations indigènes (largement majoritaires), leurs langues et même leurs croyances.

La Bolivie d’Evo Morales reconnaît en effet 37 langues officielles, bien au-delà du castillan, du quechua et de l’aymara, langues les plus pratiquées du pays, et se proclame « Laïque ».

Peut être poursuivait elle l’objectif de la conformité avec l’hymne national, « La union hace la fuerza ».

Car, dans ce pays plusieurs fois battu dans les conflits qu’il eut avec ses voisins, au point de perdre son accès à la mer (l’actuelle région d’Arica au Chili), la coupure principale se situe entre la partie Ouest du pays et la partie Est.

A l’Ouest, les Andes et les départements de La Paz, Oruro, Potosi et Cochabamba, largement peuplés par les Indiens.

On y trouve les mines, les salares, et les planteurs de coca, dont la consommation est nécessaire pour supporter le mal des montagnes.

A l’Est, les cinq départements de Chuquisaca (Sucre), Beni, Pando, Tarija et Santa Cruz.

On se retrouve dans les plaines et forêts et la population créole domine.

On est aussi dans la grande exploitation agro forestière, singulièrement dans l’Amazonie bolivienne (Beni et Pando) où les rapports sociaux se règlent parfois dans la violence.

Quant au département de Santa Cruz, le plus peuplé du pays désormais, il demeure le foyer d’une droite militante toujours encline à constituer des groupes paramilitaires instruits par de braves retraités venus d’Allemagne après 1945.

La fenêtre de tir ouverte par le récent scrutin général, dans un contexte où le régime de gauche bolivien se trouvait isolé dans une Amérique Latine plus orientée à droite, a semble t il, été exploitée par l’opposition avec, selon toutes vraisemblances, le concours des USA.

Les difficultés récentes rencontrées par la gestion des affaires du pays par Evo Morales ont rétréci le soutien populaire dont il pouvait bénéficier.

Ce qui s’est passé au premier tour de l’élection présidentielle finalement invalidée par les événements et parlant de ce point de vue.

Bien que parvenant en tête du scrutin tout au long des deux modes de calcul des votes (mode rapide pour estimation partielle et mode effectif, bulletin après bulletin) avec 47 à 48 % des voix, Evo Morales ne semblait pas en mesure de respecter au moins la condition constitutionnelle qui veut que, lorsqu’il n’atteint pas 50 % des voix, le candidat en tête de la présidentielle doit disposer d’une avance de dix pour cent sur son suivant pour être déclaré élu.

Un retard de transmission des résultats est survenu, pour un nombre relativement restreint de votes (quelques centaines de milliers) venant de certaines parties très isolées du pays lors même Morales se positionnait en tête avec 9,3 % d’avance sur son premier concurrent.

L’Organisation des Etats Américains, qui avait envoyé des observateurs sur place, a, dans un premier temps, « conseillé l’organisation d’un second tour » puis, une fois que le Tribunal Suprême Electoral de Bolivie ait annoncé la victoire de Morales au premier tour avec un peu plus de 10 % d’avance, effectué une enquête sur place concluant « à l’incapacité statistique de penser que les résultats connus aient pu conduire aux indications données par le TSE ».

En gros, sur la base de 95 % environ de bulletins dépouillés, rien ne permettait de penser qu’Evo Morales, alors nanti d’une marge inférieure à 10 %, ait pu la dépasser sur le dernier contingent de votes à dépouiller.

C’est oublier un peu vite que le caractère très clivé de la vie politique locale a souvent conduit à constater des écarts sensibles dans l’expression du suffrage universel.

Ainsi, lors de l’élection présidentielle de 2009 (première réélection d’Evo Morales), celui-ci obtint deux fois plus de votes qu’en 2005, avec un pourcentage de 64,2 %, culminant à plus de 80 % sur La Paz, et près de ce chiffre sur Oruro et Potosi.

La même année, si le district 23 (ville de Cochabamba pour partie) accorda 53,6 % des voix au candidat de l’alliance de droite, le district 27 (qui comprend la ville natale d’Evo Morales) élit un candidat du MAS avec …94,1 % des suffrages.

La vérité tient sans doute au fait que se retrouver avec un nouveau mandat Morales était insupportable à la population d’origine européenne qui a toujours combattu sa politique à tendance égalitaire.

Signe des temps : la présidente par intérim autoproclamée, Jeanine Añez, sénatrice du département de Beni, s’est installée dans l’ancien Palais présidentiel, le Palacio Quemado, et a placé sa mission sous la protection de la Bible et d’une croix obligeamment fournies par des forces armées dont le Haut Commandement a été prestement remplacé, peu de temps après le départ d’Evo Morales.

Une violation de la Constitution en vigueur (celle de 2009) qui, en son article 4, affirme le caractère laïc de l’Etat.

La droite bolivienne a donc investi les palais officiels, mais on n’est pas tout à fait certain qu’elle disposât effectivement du soutien de la population.

Ironie de l’histoire : comme les élections ont été de fait invalidées, c’est l’ancien Parlement, largement contrôlé par le MAS, qui est encore en activité.

Enfin, théoriquement.

Avec ce que cela implique.

Ce qui fait que Jeanine Añez a été adoubée par un Parlement quasi vide où manquait la majorité des élus.

Le MAS avait en effet obtenu 88 des 130 sièges de député et 25 des 36 de sénateur, soit 113 élus sur 166.

C’est d’ailleurs ce Parlement qui est, pour l’heure, seul habilité à désigner de nouveaux membres du Tribunal Suprême Electoral (article 206 – III de la Constitution de l’Etat plurinational de Bolivie)…

Autre limite de l’exercice, source d’incertitude : ceux qui composent aujourd’hui l’équipe de la Présidente sont nombreux à venir des régions de l’Est et semblent coupés des populations andines.

Autant dire que nous ne sommes pas au bout de l’Histoire et qu’il sera sans doute difficile, dans un climat ibéro américain évolutif (cf. Argentine et Chili), aux Etats Unis d’imposer, comme il semble en être question, que les élections à venir se déroulent sans présence du MAS d’Evo Morales ou à tout le moins, sans l’intéressé et son vice Président, Alvaro Garcia Linera.

Pour l’ironie, on aura enfin remarqué que la nouvelle présidente de la Bolivie a reconnu immédiatement Juan Guaido comme président du Venezuela qui s’est empressé de lui rendre la pareille.

Ce qui semble montrer la filiation du processus mis en œuvre entre Santa Cruz et La Paz.

Parmi les réactions, notons que la COB (Confédération Ouvrière Bolivienne) risque fort d’appeler à une grève générale avant peu, que la plupart des présidents « de gauche » d’Amérique Latine interrogent le processus, que le juge Baltazar Garzon a saisi, avec d’autres juristes, la Cour Internationale des Droits de l’Homme sur la situation des personnalités inquiétées par le nouveau pouvoir (notamment les membres du Tribunal Supreme Electoral qui avaient validé la victoire d’Evo Morales) et que la France officielle a été d’une étonnante discrétion depuis le début de l’affaire…

On notera que le système informatique dont la panne aurait provoqué le début des problèmes de décompte avait été fourni à la Bolivie par … l’Union européenne.

 

 

        

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